Weinberg Capital élargit son spectre d'intervention, initialement le capital développement, à l'immobilier. La société de gestion vient en effet de lever un fonds dédié à des investissements dans des actifs commerciaux et de bureaux, pour 85 millions d'euros, contre 100 millions initialement visés. «On constate un retour des institutionnels sur le segment immobilier. Nous avions beaucoup d'intentions d'engagements de leur part, mais certains ne disposaient pas de l'allocation nécessaire, souvent en raison d'importantes provisions sur leurs investissements existants», explique à L'Agefi Laurent Halimi, associé en charge du pôle immobilier.
Pour autant, «nous faisons partie des rares fonds ayant levé des capitaux dans cette période et cela nous permettra de bénéficier du vivier d'opportunités actuellement disponibles. Nous sommes d'ailleurs en train de finaliser trois opérations, représentant 20% du véhicule, et prévoyons d'investir l'intégralité du fonds sur deux ans via dix à douze autres investissements», poursuit l'associé. Dans le cadre de son fonds immobilier, Weinberg Capital vise des actifs compris entre 10 et 40 millions d'euros et estime disposer d'une capacité d'investissement, en intégrant l'effet de levier, de 250 millions d'euros.
Parallèlement, Weinberg Capital a également créé un OPCI (Organisme de placement collectif en immobilier), Capital Pierre Santé retraite, dédié à l'acquisition de murs de cliniques et de maisons de retraite. «Notre fonds immobilier constitue un véhicule d'amorçage d'OPCI, qui suscitent un vrai intérêt de la part des institutionnels. Détenu intégralement par notre fonds immobilier, cet OPCI est appelé à voir progressivement rentrer les investisseurs. Nous souhaitons par la suite décliner ce modèle d'OPCI à d'autres thématiques, à l'image par exemple des locaux commerciaux en France», indique Laurent Halimi.
Dans le capital développement, Weinberg Capital dispose d'un fonds, levé en 2005, de 420 millions d'euros dédié à des investissements dans des sociétés européennes de taille moyenne, principalement en France et en Europe du sud. Comptant sept participations, ce véhicule est investi à hauteur de 65-70%, pouvant laisser supposer le lancement d'un nouveau véhicule cette année.