Audi a beau avoir été touché par la crise, la marque aux anneaux s'affirme d'année en année comme le moteur du groupe Volkswagen. Pour 2009, il n'est même pas exagéré de dire que la filiale a sauvé l'exercice de la maison-mère.
Bien qu'ayant réalisé moins de 30% des ventes consolidées (en valeur), Audi a en effet dégagé un résultat opérationnel de 1,6 milliard d'euros. Soit 85% de celui du groupe, qui n'a pas dépassé 1,86 milliard d'euros. Par rapport à 2008, la contribution d'Audi à l'opérationnel de VW a pratiquement doublé et ce malgré un recul de 42% de son propre opérationnel.
Plus significatif encore, le groupe aurait été déficitaire en bas de son compte de résultats sans l'apport de sa filiale. Avant impôt, le résultat de VW de 1,26 milliard se compare à un bénéfice de 1,93 milliard pour Audi. La tendance est la même après impôts avec des chiffres respectifs de 911 millions et 1,35 milliard. Il convient également de souligner que grâce à un cash-flow de 2,32 milliards d'euros (+21%), Audi a terminé l'année avec des liquidités de 10,7 milliards d'euros. Soit à la décimale près, le chiffre revendiqué début mars par Volkswagen.
Ne voir qu'une contribution à sens unique entre Audi et VW serait toutefois hâtif. Audi doit aussi ses résultats à son adossement à un groupe qui a écoulé plus de 6 millions d'unités (dont près d'un million chez Audi) et lui permet de bénéficier de fortes synergies de développement et de production. Pour preuve, malgré des volumes comparables, BMW et Mercedes n'ont pas réalisé la même performance. Le premier a perdu pratiquement 500 millions d'euros en 2009 (opérationnel) tandis que le second s'est dit simplement rentable.