Une fusion de nature à «renforcer davantage le rôle de Dubaï comme un centre financier», explique-t-on. Un retrait discret aussi pour le Nasdaq OMX, l'opérateur américain de marché. Il a annoncé que Nasdaq Dubai, détenu à 33% par le Nasdaq, allait se rapprocher de son concurrent local Dubai Financial Markets (DFM). Le Nasdaq obtiendra, dans le cadre de l'opération, une part minime de 1% au sein de Dubai Financial Markets et le droit de nommer un administrateur. Nasdaq OMX prévoit aussi d'enregistrer une charge de dépréciation non cash, avant imposition, de 81 millions de dollars dans le cadre de cette cession. La participation au sein de Dubai Financial est valorisée à 39 millions de dollars.
DFM a fait une offre pour racheter Nasdaq Dubai dans le cadre d'une transaction valorisée 121 millions de dollars (85 millions d'euros) afin d'élargir son offre de classes d'actifs et accroître ses revenus.
Par cette opération, «DFM cherche à se restructurer dans un proche avenir pour établir une nouvelle holding. Cette holding détiendrait DFM et Nasdaq Dubai qui continueraient à opérer comme deux marchés distincts», ajoute le communiqué.
Nasdaq Dubai, un marché international servant de relais entre l'Occident et l'Asie, est détenu à hauteur de 66,7% par le groupe émirati Borse Dubai et par Nasdaq OMX qui contrôle le reste.
Par cette fusion, «Dubaï va réaliser son objectif de s'imposer comme un puissant centre financier pour le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et le Moyen-Orient élargi», une zone incluant le monde arabe et une partie de l'Asie, a déclaré le directeur général de Nasdaq Dubai, Jeff Singer.
L'offre de DFM, qui a déjà été approuvée par Borse Dubai et Nasdaq OMX, mais qui doit encore l'être par les autorités de régulation, repose sur 102 millions de dollars en numéraire et 40 millions en actions DFM.
Cette opération, attendue depuis des mois, survient au moment où Dubaï connaît des difficultés financières, Compte tenu de ce contexte, Essa Kazim, président de Borse Dubai et de DFM, a indiqué que «cette acquisition se fondait purement sur des critères économiques». «Nous avons beaucoup de trésorerie, environ 2,7 milliards de dirhams (514 millions d'euros) Il n'y a donc aucune inquiétude de ce côté-là », a-t-il ajouté.
DFM et Nasdaq Dubai, tout en continuant à opérer indépendamment, partageront la technologie et combineront leurs opérations de «back-office».