Une semaine après Nyse Euronext, la société américaine TradingScreen a fait valider, auprès du Comité Cassiopée, Galaxy, son projet de plate-forme de négociation sur les obligations corporate. Suite à l'obtention d'éclaircissements écrits sur certains points de la part des responsables du fournisseur de plates-formes de gestion de système d'exécution (EMS) multiproduit, le comité a estimé que le projet répondait «positivement à la plupart des souhaits exprimés par les groupes de travail Cassiopée».
Alors que la gouvernance est à éclaircir pour les projets de Nyse Euronext et TradingScreen, il a été demandé à l'opérateur EMS de préciser ses relations avec les organismes de règlement-livraison et de compensation, et la façon dont la surveillance du marché sera exercée. «Les éléments à préciser de la part de TradingScreen diffèrent des questions à éclaircir de la part Nyse Euronext. Cela est dû à leur activité et leur stratégie respectives. Pour l'opérateur boursier, un nouveau marché obligataire viendrait s'ajouter à un ensemble vaste de marchés déjà existants. Pour TradingScreen, il s'agit d'une véritable nouveauté», explique Sylvain de Forges, président du Comité Cassiopée.
«Il s'agit d'une expansion complémentaire de notre activité sur un marché qui connait une véritable révolution, souligne Michel Croz, directeur chez TradingScreen. Ayant répondu aux prérequis du Comité Cassiopée, on pourra livrer d'ici à décembre 2010 notre plate-forme en France dont l'enregistrement en tant que MTF réglementé nécessite la création d'une branche à Paris.» Sur les questions de règlement/livraison et de compensation, la société est en relation non encore contractuelle avec LCH.Clearnet SA. Elle compte faire appel à plusieurs sociétés pour assurer la surveillance de marché.
«Au bout du compte, il pourrait y avoir plusieurs plates-formes obligataires coexistantes, à la fois complémentaires et concurrentes. Selon nous, les papiers de gros émetteurs européens constituent le principal marché de compétition», ajoute Sylvain de Forges. Même si le Comité n'évalue pas la probabilité qu'un projet présenté aille jusqu'à son terme, son président estime qu'il est probable que certains intéressés, plutôt que de lancer seul leur projet, choisissent de créer un partenariat et de fusionner leurs idées. D'ailleurs, le comité pourrait publier dans les prochaines semaines au moins une autre opinion.