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Thomson se rapproche de la sortie de sauvegarde |
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| Par Olivier Decarre |
le 23/12/2009 |
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Les créanciers ont validé le plan de restructuration. Reste au groupe à obtenir le 27 janvier prochain l’aval de ses actionnaires |
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Le bout du tunnel n’est peut-être plus très loin pour Thomson. Hier, le groupe a obtenu l’aval de ses créanciers obligataires pour la mise en place de son plan de restructuration présenté le 9 décembre (L’Agefi du 11 décembre 2009). La majorité requise des deux tiers a même été largement atteinte. Thomson a obtenu 98,8% de retours favorables de ses créanciers obligataires. Il est vrai que le suspense s’était réduit ces derniers jours. La grande incertitude concernait les porteurs de dettes hybrides (TSSDI) du fait du traitement réservé à leurs titres dans le plan. Mais l’administrateur a considéré qu’ils ne pouvaient voter que sur la base de leurs droits à intérêts futurs, c’est-à-dire sans tenir compte de leur poids en principal. De quoi réduire leur influence au sein de ce vote.
La veille, Thomson avait déjà obtenu l’approbation à 100% de ses créanciers bancaires (1,65 milliard en principal) et de ses fournisseurs. Dès lors, «l’ensemble des comités de créanciers ont désormais approuvé le plan de restructuration», précise le groupe. Dans ses grandes lignes, ce plan prévoit de ramener la dette brute de 2,839 milliards à 1,55 milliard d’euros. En échange les créanciers auront un accès au capital.
Le groupe doit donc encore demander l’aval de ses actionnaires, pour lesquels la dilution sera lourde. In fine, les actions émises dans le cadre de la restructuration compteront pour 67% du capital, voire 85% en cas de remboursement intégral des ORA en actions.
Une assemblée se tiendra le 27 janvier 2010 à 11 heures. Une convocation a même été adressée pour le 19 janvier à 10 heures, mais le groupe doute de réunir le quorum en première convocation. De ce dernier vote (à la majorité des deux tiers) dépendra la suite des événements pour Thomson.
En cas de rejet des propositions, le tribunal pourra alors imposer un plan alternatif soumis par le groupe, comme prévu par le Code de commerce. En revanche, si les actionnaires vont dans le même sens que les créanciers, le dernier obstacle à la mise en place de la restructuration sera alors levé. Dans cette optique, «la fin de la procédure de sauvegarde est attendue d’ici à février 2010», avance le groupe dans un communiqué.
Plus symboliquement, histoire de tourner le dos au passé, les actionnaires seront aussi appelés à voter sur le changement de nom du groupe en Technicolor.
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