TPG Capital emboîte le pas à d'autres groupes du secteur. Le fonds de private equity va ouvrir un véhicule en Chine. Pour ce faire, TPG envisage de lever 5 milliards de yuans (580 millions d'euros) avec l'aide du gouvernement du district de Pudong, à Shanghai. La levée devrait débuter dans quelques mois.
Ce fonds libellé en yuans, TPG China Partners, aura pour mission d'investir dans les secteurs de la consommation, la vente de détail, la santé et l'industrie financière en Chine. James Coulter, l'un des partenaires fondateurs de TPG, a déclaré à Shanghai lors d'un discours que le fonds dédié se concentrerait surtout sur les entreprises nationales de moyenne et de grande tailles.
Blackstone avait déjà annoncé en août 2009 son intention de lever un fonds doté de 5 milliards de yuans, en partenariat avec le gouvernement de Shanghai. Carlyle quant à lui a indiqué le mois dernier avoir bouclé le premier closing de son fonds en yuans avec une levée de 2,4 milliards de yuans sur un objectif total de 5 milliards. Associé à des partenaires publics et privés, Carlyle a également mis en place une structure dont il détient 80% et qui aura pour objet de conseiller ce fonds en yuans.
D'autres fonds de private equity devraient faire eux aussi le choix de la Chine, qui offre plus de possibilités d'investissements par rapport à un Occident durablement affaibli par la crise, selon plusieurs experts. De plus, les nouvelles règles établies par Pékin ouvrent peu à peu l'économie chinoise aux investisseurs étrangers.
Depuis l'année dernière, la Chine a autorisé les fonds de private equity à investir avec moins de contraintes dans des entreprises locales, à condition d'avoir un partenaire du cru (entreprise ou gouvernement de province). Pour les fonds, l'avantage est de lever certaines difficultés administratives, de rendre les investissements plus rapides et de faciliter leur autorisation. Du côté de Pékin, l'objectif est de soutenir la croissance par un apport conséquent de capitaux privés, et de faire du yuan une monnaie plus internationale.
La plupart des fonds cités précédemment avaient déjà des filiales dotées en dollars pour investir en Chine, mais via des procédures plus complexes. TPG, qui gère 47 milliards de dollars d'actifs, a commencé à injecter des liquidités en Chine dans les années 90. Au nombre de ses investissements dans la région, le groupe d'informatique Lenovo, le distributeur WuMart et le chausseur Daphne.