Scor continue de convaincre les marchés. Après la bonne nouvelle sur les renouvellements de traités en réassurance non-vie pour 2010, le réassureur dévoile des résultats annuels au-dessus des attentes. En 2009, les résultats du groupe français ont été particulièrement soutenus par trois facteurs: une sinistralité relativement clémente, la hausse des plus-values permise par le redressement des marchés financiers, et une gestion prudente des risques.
Ainsi, le cinquième réassureur mondial a surpris les analystes en relevant son dividende à 1 euro au titre de 2009, contre 0,8 euro pour 2008. Les professionnels tablaient eux sur un dividende stable.
Le résultat net du groupe sur l'exercice 2009 est lui aussi supérieur aux attentes: il a grimpé de 18% à 370 millions d'euros contre 331 millions attendus.
En effet, les indicateurs techniques ressortent en forte amélioration. Sur l'ensemble de l'année, le ratio combiné en assurance dommages s'élève à 98,8% sans prise en compte des deux points issus des résultats de l'arbitrage sur WTC1 (une des tours du World Trade Center à New York) mais en incluant les 5,1 points de sinistres liés aux catastrophes naturelles a précisé le réassureur. Les analystes visaient eux un ratio combiné pour Scor Global P&C de 97,6%. Sur le seul quatrième trimestre, ce ratio ressort à 94,7% contre 96,7% un an plus tôt.
Concernant la tempête Xynthia, son PDG Denis Kessler ne la considère pas comme un «événement sérieux», a-t-il indiqué au cours d'une conférence. Selon le dirigeant, les principaux dommages ont été provoqués par les inondations. Or leur coût devrait être pris en compte par le réassureur public, la Caisse centrale de réassurance (CCR), dans le cadre des catastrophes naturelles. Restent à la charge de Scor les sinistres liés au vent.
Pour l'heure, les dégâts matériels provoqués par la tempête n'ont pas encore été chiffrés mais ils devraient être proches de ceux de la tempête Klaus de janvier 2009 et inférieurs aux 6,9 milliards d'euros provoqués par Lothar et Martin en 1999. Klaus avait représenté l'an dernier 2 points de ratio combiné pour Scor. Selon les analystes de Raymond James, l'impact pourrait «représenter de l'ordre de 2 points de ratio combiné supplémentaire en 2010». «Cette catastrophe naturelle devrait également accélérer la remontée des tarifs en dommages», ajoutent les analystes.