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Santander maintient un bénéfice annuel de près de 9 milliards d'euros |
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| Par Elodie Cuzin, à Madrid |
le 05/02/2010 |
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Sa diversification géographique lui permet de maintenir le cap mais le groupe a dû affecter ses plus-values au renforcement de ses provisions |
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Prudence, transparence et une bonne dose de triomphalisme étaient les mots d'ordre hier lors de la présentation des résultats du groupe Santander. Mais la bonhomie du président, Emilio Botin, n'a pas convaincu le marché, inquiet devant la perspective d'une situation des finances publiques «à la grecque» en Espagne. Le titre a plongé de 9,4%.
L'enseigne a pourtant tenu son pari en produisant en 2009 un bénéfice net ordinaire annuel de 8,94 milliards d'euros similaire à l'année précédente (+0,7%), dont 2,2 milliards au dernier trimestre 2009 (+13%). Son taux d'encours douteux est, à 3,24%, inférieur à celui de sa concurrente espagnole BBVA (4,3%) mais son taux de couverture est tombé à 75%.
Emilio Botin a insisté sur l'épaisseur des provisions, qui «couvriront les nécessités de 2010 et 2011». Santander a dû pour cela destiner l'intégralité des plus-values extraordinaires dégagées en 2009 à la dotation de provisions volontaires, dont 1,5 milliard à son fonds générique. Le total des provisions pour impayés atteint 9,48 milliards (+44%).
Le ratio de fonds propres durs s'élève lui à 8,6%, contre 7,5% en 2008 et le coefficient d'exploitation s'est amélioré, à 41,7%. La marge nette d'intérêt a gagné 25,6%, avec 26,3 milliards d'euros. Santander destinera 4,91 milliards au paiement des dividendes de 2009.
Pour rassurer le marché, de plus en plus inquiet de découvrir des actifs immobiliers toxiques dissimulés dans les bilans des banques espagnoles, Santander a choisi de livrer le détail de son exposition au secteur : 31,4 milliards d'euros, dont 14,6 milliards de prêts aux promoteurs qui provoquent des encours douteux à hauteur de 7,9%. «La qualité du risque de Santander est unique au monde», a pourtant affirmé Emilio Botin en insistant sur l'importance du facteur diversification géographique dans la résistance du groupe.
L'Espagne a apporté 26% des bénéfices de la banque en 2009, l'Europe continentale 22%, l'Amérique latine 36%, dont 20% pour le seul Brésil et enfin, la Grande-Bretagne 16%. Le groupe assure que ses récentes intégrations – Sovereign, Alliance & Leicester, Bradford & Bingley, Banco Real et les unités de crédits à la consommation – doubleront leurs profits d'ici à 2011.
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