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Rusal se cotera à Paris demain après un placement largement souscrit |
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| Par Yves-Marc Le Réour |
le 26/01/2010 |
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Le groupe a décroché le feu vert de l'AMF pour sa double cotation sur Euronext et Hong-Kong. Environ 230 institutionnels ont investi |
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Le compte à rebours final est enclenché pour UC Rusal. Après avoir obtenu en fin d’année dernière l’aval des autorités boursières de Hong-Kong, le numéro un mondial de l’aluminium a décroché auprès de l’Autorité des marchés financiers ( AMF) le visa permettant sa double cotation à Hong-Kong et Paris dès demain mercredi. Sur la place parisienne, le prospectus prévoit «l’admission maximum de 768 millions de Global Depositary Shares (GDS) représentant l’intégralité des actions étrangères de la société». Cotées sur le compartiment professionnel d’ Euronext Paris, les actions du groupe ne pourront pas être souscrites par des particuliers.
Selon BNP Paribas, l’un des deux coordinateurs globaux de l’opération avec Credit Suisse, «le placement a été largement sursouscrit et a fait l’objet d’allocations auprès d’environ 230 investisseurs institutionnels». Chaque GDS, qui représentera 20 actions ordinaires, sera émis à un prix de 19,91 euros. Rusal, premier groupe russe à se faire coter à Paris depuis près d’un siècle, offrira aux investisseurs une exposition à un métal qui n'est plus guère présent sur la cote parisienne depuis le rachat de Pechiney par Alcan.
Compte tenu de la transformation d’une société encore fortement endettée suite à de nombreuses acquisitions, le visa a été accordé «après vérification complète de la documentation demandée», sans que l’ AMF «soutienne l’opération proposée ou qu’elle ait validé le contenu de l’information comptable et financière présentée», précise le gendarme de la Bourse. Il subsiste également un litige juridique entre Oleg Deripaska, actionnaire principal de Rusal, et un ancien associé qui doit être tranché par une juridiction londonienne.
En vertu d’un accord passé avec ses créanciers, le groupe immatriculé à Jersey ne versera pas de dividendes avant d’avoir utilisé son cash-flow pour diminuer encore le niveau de sa dette. Après son refinancement du mois dernier, celle-ci a été réduite de plus de 11,5% à 14,9 milliards de dollars; la moitié est détenue par des investisseurs internationaux tandis que la banque publique russe VEB est créancière à hauteur de 30%. Le reste est aux mains d’autres banques russes et d’Onexim, holding de l’homme d’affaires Mikhaïl Prokhorov, qui possède 6% des créances de Rusal.
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