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Revue de presse internationale

le 11/12/2009

Europe
Les professionnels dressent un bilan mitigé de la directive MIF
Les professionnels du CFA Institute dressent un bilan plutôt mitigé de l'application de la directive sur les Marchés d'instruments financiers (MIF). La libéralisation du secteur boursier en Europe n'a pas débouché sur une diminution des coûts d'accès aux données de marché, selon une enquête réalisée par le CFA Institute auprès de ses membres. Alors que la plupart des études sur le sujet estiment que la directive a rempli son objectif de réduction des coûts, un professionnel sur quatre affirme au contraire que les frais ont augmenté et près de 40 % d’entre eux estiment que rien n’a vraiment changé.
Les professionnels se montrent également très critiques sur les « dark pools ». Environ 70 % d'entre eux estiment que ces plates-formes posent problème tant en termes de formation du prix que de volatilité des marchés.
Dans ce contexte, l'institut recommande l'adoption d'un système de collecte général des données de marchés sur l'exemple américain, ce qui implique la création d'un centre de dépôt de l'ensemble des ordres des marchés d’actions européens (« central data repository »). Avec, à terme, une amélioration de la transparence et de l’efficacité du marché européen. Ce que la directive n’a manifestement pas encore complètement réussi.
Newsmanagers, 8/12/2009



Suisse
Stagnation du secteur financier à Genève en 2010
La finance n’est plus la première activité genevoise, selon les prévisions publiées mercredi par la Banque cantonale de Genève (BCGE). L’écart devrait continuer de se creuser, avec une croissance attendue à 2,2 % pour les services étatiques et paraétatiques (éducation, services...) et une stagnation ou une très légère croissance pour la finance. *
La banque admet que sa prévision est prudente en raison de l’incertitude que font peser sur la gestion de fortune les pressions sur le secret bancaire.
LE TEMPS, 3/12/2009



Europe
La banque privée doit être plus transparente
La confiance aurait-elle déserté la banque privée à l'occasion de la crise financière ? Certainement pas, ont soutenu de façon presque unanime les participants à une table ronde sur le sujet dans le cadre d'un colloque organisé conjointement le 8 décembre à Paris par Luxembourg for Finance et Paris Europlace (« L'avenir de la banque privée : rétablir la confiance »).
« Rétablir la confiance, ce n'est pas le sujet », a ainsi lancé Frédéric Genet, CEO de la Société Générale Bank and Trust à Luxembourg. « Ce qui va changer, c'est qu'on va devoir être plus transparent, c'est-à-dire donner plus d'explications, par exemple sur les profils de risque, le choix des classes d'actifs. En outre, on est désormais obligé de documenter », a-t-il poursuivi. « Il faut recapitaliser la confiance dans la banque en général, mais pas dans la banque privée », a estimé pour sa part Guillaume de Maillard, associé gérant chez Rothschild Patrimoine.
« Ce qui m'inquiète, c'est qu'on voit encore des dérapages. La transparence devient une priorité. On évoque des sujets comme les contrôles, les conflits d'intérêts, dont on ne parlait pas avant la crise. Et l'on n'est pas encore suffisamment précis sur tous ces sujets », a estimé de son côté Hervé de Montlivault, patron de Credit Suisse France. « Il faut documenter tous ces sujets, ce qui exige un travail beaucoup plus lourd, la formation intensive des équipes », ajoute-t-il.
Ce qui a par ailleurs changé, mais plutôt sous l'impact de la directive MIF et de la segmentation, c'est que le client se retrouve au centre des préoccupations. « La directive pousse à la segmentation et nous devons mieux connaître, fidéliser le client pour lui proposer des produits adaptés », selon Charles Hamer, président de Crédit Agricole Luxembourg et par ailleurs président du Private banking group au Luxembourg.
« Avant, le client était la propriété du chargé de compte. Désormais, il redevient propriété de la banque. Et même si le secret bancaire est très strict, ce dernier ne peut pas jouer entre collègues d'une même structure s'il s'agit de défendre l'intérêt du client », explique Frédéric Genet.
Newsmanagers, 9/12/2009



Suisse
Nomination au Groupement des banquiers privés genevois
Le Groupement des banquiers privés genevois a annoncé, lundi 7 décembre, la nomination d’Edouard Cuendet en tant que secrétaire général à compter du 1er janvier 2010. Il remplacera Michel Y. Dérobert à la direction opérationnelle du groupement. Ce dernier restera secrétaire général de l’Association des banquiers privés suisses - poste qu’il occupe depuis 1992 - et se concentrera désormais sur les dossiers touchant la place financière helvétique.
Edouard Cuendet occupait le poste de premier secrétaire depuis 1999. Par ailleurs, il restera conseiller juridique de l’Association des banquiers privés suisses et continuera de participer en cette qualité à diverses commissions et groupes de travail de l’Association suisse des banquiers.
Newsmanagers, 9/12/2009


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