Les deux premières banques de détail du Royaume-Uni, Royal Bank of Scotland et Lloyds Banking Group, ont accepté mardi de vendre des centaines d'agences et des pans entiers de leurs portefeuilles d'activités afin d'apaiser les inquiétudes de l'Union Européenne concernant l'impact des aides publiques sur la concurrence. Lloyds a parallèlement annoncé qu'elle se passerait du dispositif public de garantie des actifs financiers (APS) élaboré par Londres en levant 21 milliards de livres (23,32 milliards d'euros) sur les marchés, dont 13,5 milliards sous forme d'augmentation de capital. RBS, contrôlée à 70% par l'Etat britannique, sera donc la seule banque à participer à l'APS, mais à des conditions plus souples qu'envisagé initialement. Vers 13 heures, le titre RBS reculait de 6,79%, à 36,025 pence alors que Lloyds gagnait 0,98%, à 85,7642 pence. Le gouvernement britannique a déclaré que les cessions d'actifs allaient accroître la concurrence dans la banque de détail, en permettant la création d'"au moins trois nouvelles banques" au cours des quatre prochaines années. Le Trésor a précisé que Lloyds et RBS avaient accepté de céder l'équivalent de 10% du marché britannique de la banque de détail.