Une commune de 10.000 habitants contracte en janvier 2007 un emprunt couplé à un produit à barrière sur taux de change. Pendant les trois premières années, elle obtient un taux de base de 3,18 %, un niveau très avantageux comparé aux conditions de marché (OAT 10 ans à 4,06 %). A partir de 2010, le maintien du taux à ce niveau est soumis à la condition que la parité euro/dollar ne dépasse pas 1,44. Or, en extrapolant cette option à la situation récente, où l’euro/dollar a frôlé 1,60 en avril puis en juillet, ce risque est loin d’être minime. Ainsi, si la parité atteint 2, l’emprunteur va devoir payer le taux exorbitant de 31,18 % (3,18 + (100 - (1,44/2 x 100)) ! Une hypothèse qui ne peut raisonnablement pas être exclue à un horizon de 10 ans, comme en témoigne la récente volatilité dans les cours.