Deux acteurs à plus de un milliard
Déjà au deuxième rang en février (et au troisième sur l'ensemble de l'année 2008), dans le classement par montants de souscriptions sur les OPCVM de droit français d'EuroPerformance, La Banque Postale est à nouveau médaille d'argent en mars grâce à 1,6 milliard d'euros de collecte sur les fonds de trésorerie et 1,5 milliard au total. Pour sa part, BNP Paribas (deuxième en 2008) décroche la première place sur le mois écoulé. Les montants sont plus élevés que ceux de son poursuivant, mais la configuration est la même : une collecte plus importante sur les fonds monétaires (plus de 3 milliards d'euros) qu'au total, du fait d'une décollecte sur le diversifié, les obligations et les produits garantis ou à formule (même si la collecte est légèrement positive sur les actions).
Carmignac sur le podium
Pour sa part, Carmignac poursuit sa course en tête dans l'univers des sociétés de gestion indépendantes. Quatrième, tous établissements confondus, en 2008, cinquième en février, elle se place au troisième rang en mars, avec toujours un modèle de développement atypique dans le contexte actuel : il s'appuie en effet sur une forte collecte aussi bien sur les produits actions (289 millions d'euros) que sur les fonds diversifiés (589 millions), mais très peu sur le monétaire.
Un marché stable sur le premier trimestre
A 771 milliards d'euros fin mars 2009 (hors fonds alternatifs), le marché des OPCVM de droit français progresse d'un petit 2,2 % sur le trimestre. EuroPerformance observe que si la collecte nette atteint 35,2 milliards d'euros, l'effet marché a détruit 12,3 milliards sur ces trois mois. Surtout, ce trimestre se singularise par un volume de souscriptions sur les fonds de trésorerie régulière le plus important depuis 1997 sur trois mois, à 40,8 milliards d'euros (hors monétaire, le bilan du trimestre est donc négatif). Ces produits ont vu leurs encours grimper de 9,3 % à 410 milliards, tandis que les fonds de trésorerie dynamique poursuivent leur plongée, reculant encore de près de 20 % depuis le début de l'année à 17 milliards d'euros (contre 31 milliards un an plus tôt). Du côté des actions, le recul des encours atteint 9,7 % à 124,4 milliards fin mars, essentiellement du fait d'un effet marché, les souscriptions des ETF (exchange traded funds) compensant la décollecte sur les fonds de gestion active. La collecte des fonds indiciels et des ETF a ralenti à 517 millions d'euros, contre 4,9 milliards au dernier trimestre 2008.