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Nyse Euronext tarde à transférer ses serveurs à Londres |
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| Par Tân Le Quang |
le 11/12/2009 |
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La migration du système informatique de Paris vers Basildon devrait intervenir fin 2010, et non plus au premier trimestre |
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Si Nyse Euronext a récemment migré Smartpool vers sa nouvelle plate-forme de négociation UTP, son projet de centralisation physique de ses activités de marchés en un seul endroit semble avoir pris du plomb dans l’aile. De fait, l’opérateur historique peinerait à migrer, non pas physiquement, mais technologiquement, le système informatique d’ Euronext Paris localisé à Aubervilliers, vers le centre de données de Basildon, à l’Est de Londres. Une démarche qui vise à réduire le temps d’exécution des ordres.
«La migration du système informatique d’ Euronext vers Basildon devrait être achevée, non pas au premier trimestre 2010, mais plutôt au troisième trimestre. Le transfert de technologie prend du temps du côté des équipes anglaises», précise un délégué CGT. Le groupe ne commente pas. Mais, selon un représentant du personnel sous couvert d’anonymat, «la direction de Nyse Euronext a été trop optimiste sur le calendrier du transfert des applications et systèmes informatiques d' Euronext vers Basildon». D’après ce dernier, ce projet «aurait pris du retard et pourrait n'être finalisé qu'à la fin 2010 à cause de sa complexité technique». Le déplacement physique des serveurs, lui, ne pose pas de problème en soi.
La nécessité de réduire les temps de latence a fait naître, dans le secteur du trading, le phénomène de «colocation» des donneurs d'ordres, allant des sociétés de courtage aux traders à haute fréquence, qui se rapprochent physiquement des serveurs.
En dépit de ce transfert de technologie plus compliqué que prévu, la réduction des effectifs chez Nyse Technologies, la filiale technologique de Nyse Euronext, elle, suit son cours. «En août 2008, l'effectif de Nyse Technologies, inclus les prestataires de services et les mises à disposition de personnel de Nyse Euronext, était de 347 personnes. En novembre, il n'est plus que de 263, et devrait s'établir à 250 à fin décembre», précise un membre du comité d'entreprise chez Nyse Technologies.
Mais là où Nyse Euronext ne perd pas de temps, c’est bien sur sa stratégie de montée en puissance sur le marché américain des options. Lors d'une journée investisseurs mercredi, Duncan Niederauer, président de Nyse Euronext a fait savoir que le groupe s’est fixé comme objectif d’être l’année prochaine le numéro un de ce secteur.
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