Contrastes. Après le rebond spectaculaire des américains en banque de financement et d'investissement (BFI), les performances de plusieurs de leurs concurrents ont déçu les marchés. Nomura clôt son exercice 2009-2010 sur une baisse des revenus de sa BFI de 22 % entre janvier et mars par rapport aux trois derniers trimestres 2009. Une situation qui pourrait s'aggraver après le départ d'une douzaine de cadres de haut niveau. Ces ex-Lehman sont confrontés à l'expiration du bonus garanti négocié lors de la reprise d'une partie de la banque américaine par le groupe japonais. Barclays Capital a dévoilé de son côté des revenus en baisse de 26 % par rapport au premier trimestre 2009, mais son bénéfice est en hausse de 62 % grâce au recul des dépréciations. La BFI représente 83 % des profits du groupe britannique (voir ci-dessus), contre un objectif d'un tiers seulement. Chez Deutsche Bank, cette activité signe « son meilleur résultat avant impôts sur un trimestre » et voit son poids renforcé par l'impact négatif du rachat de la banque privée Sal.Oppenheim.