Nomura, Barclays et Deutsche Bank dépendants de leurs BFI

Par Amélie Laurin le 06/05/2010 pour L'AGEFI Hebdo

 
 

Contrastes. Après le rebond spectaculaire des américains en banque de financement et d'investissement (BFI), les performances de plusieurs de leurs concurrents ont déçu les marchés. Nomura clôt son exercice 2009-2010 sur une baisse des revenus de sa BFI de 22 % entre janvier et mars par rapport aux trois derniers trimestres 2009. Une situation qui pourrait s'aggraver après le départ d'une douzaine de cadres de haut niveau. Ces ex-Lehman sont confrontés à l'expiration du bonus garanti négocié lors de la reprise d'une partie de la banque américaine par le groupe japonais. Barclays Capital a dévoilé de son côté des revenus en baisse de 26 % par rapport au premier trimestre 2009, mais son bénéfice est en hausse de 62 % grâce au recul des dépréciations. La BFI représente 83 % des profits du groupe britannique (voir ci-dessus), contre un objectif d'un tiers seulement. Chez Deutsche Bank, cette activité signe « son meilleur résultat avant impôts sur un trimestre » et voit son poids renforcé par l'impact négatif du rachat de la banque privée Sal.Oppenheim.

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