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Natixis met de l'ordre dans ses fonctions supports |
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| Par Alexandre Garabedian |
le 22/01/2010 |
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La banque vient de lancer les travaux d'intégration de ses filières centrales. Pour enfin achever la fusion de Natexis et d'Ixis |
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Laurent Mignon passe aux actes. Le directeur général de Natixis, qui avait annoncé l’an dernier son intention de muscler les fonctions supports de la banque, a annoncé cette semaine en interne le lancement des chantiers d’intégration de chaque filière. Objectif: parvenir à un pilotage clair de chaque activité (risques, informatique, finance, etc…), avec des comités de direction systématiques.
Plus de trois ans après la création du groupe, le rapprochement de Natexis Banques Populaires (NBP) et d’Ixis va donc enfin devenir réalité dans ces métiers. «La guéguerre entre "Bleus" et "Rouges" a fait traîner certains dossiers pendant deux ans. Maintenant que le groupe a un seul actionnaire, BPCE, on va enfin pouvoir aller au bout de la fusion », estime un salarié.
L’informatique offre un exemple frappant de ce retard. Deux directions des systèmes d’information subsistent encore au sein du groupe, l’une héritée de Natexis, l’autre d’Ixis pour la banque de financement et d’investissement. Leur fusion devrait être effective à la fin du premier semestre.
Dans les autres filières aussi, de nombreux points de faiblesse ont été diagnostiqués. Sur les risques, les délais de traitement des dossiers sont jugés trop longs et le suivi de certaines filiales insuffisant. Un document interne note une «absence de politique globale de risque pour Natixis», lorsqu’il s’agit de définir l’appétit de la banque.
En matière de finance, les délais de production des comptes devront être raccourcis. La filière conformité devra, elle, harmoniser les procédures entre les entités du groupe et compléter une cartographie des risques jugée non exhaustive. La même logique d’harmonisation, sur les rémunérations ou les statuts du personnel, prévaudra dans les ressources humaines. Enfin, de manière générale, Natixis diminuera le nombre de prestataires externes auxquels il a recours, par exemple dans les filières juridique et communication.
Le groupe n’a pas chiffré précisément les impacts financiers et sociaux de cette réorganisation. Celle-ci doit en tout cas lui faire gagner en efficacité et en réactivité. L’éclatement des fonctions supports explique une partie des difficultés de Natixis à gérer la crise financière à partir de son déclenchement en 2007.
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