«Sur la bonne voie». Le directeur général de Natixis, Laurent Mignon, a souligné hier au cours d'une conférence téléphonique les progrès accomplis par la filiale de BPCE. La banque a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net de 522 millions d'euros, contre une perte de 819 millions un an plus tôt. Son profil de risque a continué de se redresser sur le trimestre écoulé. Les provisions pour créances douteuses ont fléchi de 21% en glissement trimestriel, à 21 millions d'euros, «du fait principalement d'un moindre provisionnement sur les activités de la BFI».
«Avancée majeure» dévoilée au deuxième trimestre, Natixis a cédé l'essentiel des risques de ses portefeuilles de dérivés complexes de crédit, logés au sein d'une structure baptisée GAPC, à une contrepartie bancaire. Après une augmentation temporaire de 4 milliards d'euros des actifs pondérés du risque (RWA) au 30 juin, cette opération diminuera les RWA de la GAPC de plus de 10 milliards d'euros, soit un impact positif de plus de 70 points de base au deuxième semestre sur les ratios Core Tier 1 et Tier 1 (à 8,1% et 9,2% à fin juin). Comme prévu, cette transaction a eu un impact limité sur les comptes du deuxième trimestre, chiffré à 84 millions d'euros sur le résultat avant impôt.
Sur le plan de l'activité, Natixis a dégagé un produit net bancaire (PNB) de 1,71 milliard d'euros, dont 1,46 milliard sur ses métiers coeurs (+9% en glissement annuel). Avec des charges stabilisées, le résultat d'exploitation ressort à 674 millions d'euros. Les différents pôles de BFI ont connu des parcours variés: bonne performance des financements structurés (+16% par rapport au premier trimestre), rebond des activités actions (+58%) mais repli des activités de taux. Le PNB global de la division s'affiche à 828 millions d'euros, contre 793 millions au premier trimestre.
Le PNB de l'activité d'épargne recule de 3% d'un trimestre à l'autre, à 401 millions d'euros. Laurent Mignon a indiqué que la société de gestion d'actifs Pioneer, mise en vente par UniCredit, «peut répondre aux différents objectifs stratégiques de Natixis Asset Management». «C'est une opération qui, si on devait aller de l'avant, ne ferait sens que dans le cadre d'un partenariat durable avec UniCredit dans la distribution», a-t-il ajouté. Il n'a en revanche pas livré de nouvelles informations sur la filiale d'assurance crédit Coface.