Goldman Sachs en tête en Europe et en Asie
-Le bilan à fin septembre confirme la mauvaise impression du premier semestre sur les fusions-acquisitions : avec 1.465 milliards de dollars et 27.328 transactions annoncées dans le monde, selon Thomson Reuters, ce marché baisse de 40 % par rapport à 2008 pour rejoindre son plus bas niveau en valeur des transactions depuis 2004 (la baisse n'est que de 11 % en volume). La forte concurrence semble profiter à Morgan Stanley, habituel poursuivant qui devance cette année Goldman Sachs, Citi et JPMorgan.
-L'activité recule un peu plus fortement en Europe, à -48 % sur la période pour 633 milliards de dollars. Goldman Sachs reste devant Morgan Stanley et Deutsche Bank, puis Lazard, en forte progression. Les principaux acteurs ont conseillé de grandes transactions, parfois transcontinentales, comme Rio Tinto-BHP Billiton (58 milliards de dollars), Anglo American-Xstrata (42 milliards), Kraft Food-Cadbury (19 milliards), Enel-Endesa, BlackRock-BGI ou Porsche-Volkswagen (toutes les trois à 13 milliards). BNP Paribas est le seul représentant d'un marché français en chute libre (-70 % en valeur).
-La hiérarchie bouge aussi en Asie-Pacifique : sur un marché moins touché (-26 % à 397 milliards de dollars), les non asiatiques comme Goldman Sachs, Morgan Stanley et Lazard progressent bien (moins que Gresham Partners cependant) grâce aux opérations Rio Tinto-BHP Billiton (58 milliards), Addax Petroleum-Mirror Lake (9 milliards) et Macquarie Communications (6,5 milliards).
Des boutiques dans le Top 10 américain
-Aux Etats-Unis, le marché se reprend même un peu avec une baisse de 41 % (à 497 milliards de dollars). Morgan Stanley et les boutiques comme Evercore, Blackstone, Rothschild... y ont vu leur activité progresser. Le leader a participé aux opérations Pfizer-Wyeth (64 milliards de dollars), Merck-Schering Plough (46 milliards), General Motors-Cert Assets (55 milliards) et Kraft Food-Cadbury (19 milliards).