Goldman Sachs, un statut mondial
La qualité du conseil en fusions-acquisitions (M&A) se mesure souvent plus aux commissions (« fees ») perçues par les banquiers conseils qu'au nombre de transactions ou à leurs montants. Le classement réalisé par Thomson Reuters (par estimations sur la base des informations traitées via l'algorithme Freeman & Co) montre une baisse des rémunérations des conseils d'environ 58 % entre les six premiers mois de 2008 et les six premiers mois de 2009. On remarque que le nombre de transactions pris en compte baisse relativement moins (de 22 %) car elles sont plus petites, notamment en Europe. Goldman Sachs reste la banque d'affaires privilégiée du M&A. Au niveau global, elle devance Citi et Morgan Stanley, toutes deux en progression.
Par rapport au podium mondial, les numéros deux et trois s'inversent aux Etats-Unis, où le marché semble encore plus ralenti. On y note les belles progressions de Greenhill & Co et de Macquarie.
BNP Paribas en France
En Europe, Goldman Sachs conserve sa première place, loin devant UBS, JPMorgan et Deutsche Bank. Suivent les boutiques Lazard et Rothschild. BNP Paribas et Barclays Capital sont les seuls à conserver leur niveau de « fees » identique à 2008, Greenhill & Co à progresser.
En France, BNP Paribas et Lazard stabilisent également bien leurs revenus, Rothschild s'intercale entre eux. On note que, mis à part les grandes fusions dans la pharmacie et les prises de participation de l'Etat dans les banques (non comptées ici), l'Hexagone a été impliqué dans plusieurs grandes transactions comme British Energy Group-EDF, Distrigaz-ENI, Thales-Dassault Aviation, Zentiva-Sanofi, Crédit Foncier de France-CNCE, Alitalia-Air France KLM, Fortis Bank-BNP Paribas, etc.