Nyse Euronext a publié mardi un bénéfice net de 167 millions de dollars (126 millions d'euros) au deuxième trimestre, soit 64 cents par action hors charges exceptionnelles, en hausse de 25% ou de 13 cents par action par rapport à la même période de l'an passé. En incluant une charge de 32 millions d'euros liée aux frais de fusion et aux coûts de désengagement et un bénéfice sur cession d'activités de 54 millions, le bénéfice ressort à 70 cents par action, supérieur au consensus de 59 cents par action.
Cette bonne performance s'explique par la hausse de 7% du chiffre d'affaires à 654 millions de dollars, et de 10% à taux de change constants. «La solidité de nos résultats du deuxième trimestre est due à d'importants volumes d'activité, au chiffre d'affaires généré par nos nouvelles initiatives au sein de nos segments d'activité et à une discipline de coûts soutenue», a déclaré Duncan Niederauer, directeur général du groupe.
Le chiffre d'affaires a été tiré par une hausse de 10% des revenus nets de négociation et de compensation, principalement générée par l'activité dérivés, générant à elle seule un chiffre d'affaires net de 226 millions au deuxième trimestre, en hausse de 34%. L'activité dérivés représente désormais 35% du chiffre d'affaires et 49% du résultat d'exploitation, contre 28% et 32% respectivement un an plus tôt.
L'Ebitda ajusté, qui exclut les frais de fusion et les coûts de désengagement, ressort à 313 millions de dollars contre 281 millions de dollars au deuxième trimestre 2009, soit une hausse de 11,4%. La marge d'Ebitda ajustée a enregistré une hausse de 2 points en un an à 48% au deuxième trimestre.
Concernant la structure financière, l'opérateur boursier s'est désendetté de 538 millions de dollars sur le premier semestre à 2,2 milliards avec 1,9 milliard de dette à long terme et 300 millions de dette court terme. Le levier d'endettement (dette sur Ebitda) a pu ainsi être ramené de 2,6 à 1,9 sur le premier semestre. Le groupe versera un dividende de 0,30 dollar par action au troisième trimestre.
Côté perspectives, Nyse Euronext va développer des chambres de compensation à Londres et à Paris d'ici à 2012. Le groupe espère que les nouveaux centres de données «seront les centres de liquidité du futur et créeront un univers d'échanges sans précédent en termes de rapidité d'exécution pour les intervenants de marché».