Le groupe d'assurance français Groupama a annoncé jeudi une forte baisse de son résultat net, de 29% à 78 millions d'euros, pour le premier semestre. Groupama SA, regroupant l'ensemble des filiales du groupe, affiche un recul plus modéré de son résultat de 23% à 127 millions d'euros.
Ces résultats semblent néanmoins affectés par des éléments non-récurrents. En effet, le chiffre d'affaires semestriel progresse de 3,3% à 11,3 milliards d'euros. La baisse du résultat provient essentiellement de l'assurance de personne, activité qui a souffert d'un effet de base défavorable lié à des reprises de provisions au premier semestre 2009, qui avaient alors permis de doubler «artificiellement» le résultat opérationnel de cette branche.
Mais cet effet n'est pas le seul à avoir pesé sur les résultats. En effet, dans le domaine de l'assurance de biens et responsabilité, les performances du groupe ont été affectées par la tempête Xynthia «pour un coût de 75 millions d'euros».
A noter cependant que ce coût demeure inférieur à celui de 135 millions d'euros lié à l'impact des tempêtes Klaus et Quinten qui avait affecté les résultats du premier semestre 2009, ce qui permet au résultat opérationnel de s'améliorer. Hors tempête Xynthia, le résultat opérationnel aurait atteint 179 millions d'euros, selon le communiqué du groupe.
Alors qu'en assurance de biens et de responsabilité, le groupe «gagne des parts de marché et des clients en portefeuille» sur le marché français, qui pèse 80% des revenus du groupe, sur l'assurance de la personne l'activité progresse de 5,8% alors que le marché croît, lui, de 8%.
Groupama a également fait état d'une baisse sensible de ses plus-values latentes à 1,4 milliard d'euros tous actifs confondus contre 2,7 milliards fin 2009. Concernant sa structure financière, l'assureur constate une «baisse de la réserve de réévaluation des titres suite à l'évolution des marchés» sur le premier semestre qui fait chuter ses fonds propres de 4,6 à 3,9 milliards d'euros.
Dans un contexte d'incertitude sur les marchés financiers et avec une activité du groupe qui n'a pas encore révélé tout son potentiel, Christian Collin a écarté l'idée d'une introduction en Bourse du groupe à court terme. Il a en outre spécifié que l'opération, lorsqu'elle interviendra, aura pour but de soutenir de la croissance externe.