Beaucoup de fonds mettent en avant leur savoir-faire en matière de « build-up », ce concept de constitution et d'extension de groupe pour une « création de valeur accélérée ». Ils théorisent sur les effets de multiples - la valeur d'entreprise supposée inférieure des plus petites sociétés rachetées s'aligne sur celle de la société « plate-forme » une fois celles-ci intégrées -, les complémentarités (portefeuilles clients, géographies, produits...), la diversification synonyme de baisse de risque, les économies de coûts... Mais finalement, peu en font autant qu'ils le disent car ils connaissent les pièges à éviter : la mauvaise intégration de sociétés sans culture ni projet industriel communs ; les synergies imaginées difficiles à mettre en œuvre lorsque les sociétés ajoutées manquent de structures et sont en décalage avec les standards nécessaires à un groupe, le départ du dirigeant de la société cible, parfois de certains clients, commerciaux ou cadres clés... Souvent, ils rappellent la nécessité de bien connaître les secteurs qui s'y prêtent. Notons, parmi les secteurs privilégiés pour ces opérations, la distribution spécialisée (avec par exemple Picard Surgelés, Vivarte, Rexel, Courtepaille, Promovacances, B&B Hotels, Sport 2000, Bonpoint), les cliniques et services à la santé (Vitalia, Medica, Générale de Santé, Médi-Partenaires), les services informatiques (Atos Origin, Sword Group, Factum Finance) ou autres (Bureau Veritas, Score Group, Alma Consulting), les transports (Fraikin, Soflog-Telis, WFC, Malherbe), voire les biens de consommation (Mont Blanc-Materne, Editis, Eau Ecarlate).