Les hypothèses de la Banque d'Angleterre font débat

Bien que l'institution ait révisé ses projections de croissance, certains économistes les jugent encore trop optimistes

Par Laure Closier le 12/08/2010 pour L'AGEFI Quotidien - Edition de 7H

 
 

Selon le rapport d'inflation de la Banque d'Angleterre (BoE), publié hier, la hausse des prix britannique restera élevée à court terme, mais devrait retomber à partir de la mi-2011. A 3,5% au second trimestre 2010, soit au-dessus de l'objectif des 2% de la banque centrale, l'inflation sera stimulée par le passage de la TVA de 17,5% à 20% qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011.

Une fois ce changement digéré, les prix ne devraient plus connaître d'augmentation conséquente. En 2012, la BoE prévoit une décélération de l'inflation autour de 1,4%. Même en cas de maintien des tauxà leur niveau actuel de 0,5%.

La reprise prévue par la Banque d'Angleterre devrait parallèlement être plus modérée que prévu, «afin de refléter le ramollissement de la confiance des entreprises et des consommateurs, un rythme plus rapide d'assainissement budgétaire, et une amélioration plus lente des conditions de crédit»,explique la banque centrale britannique dans son rapport. Les anticipations de croissance économique ont donc été revues à la baisse autour des 3% à un horizon de deux ans, contre 3,6% anticipés dans la publication de mai. La banque centrale entrevoit ainsi une croissance autour de 2,8% en 2011 et 3,2% en 2012.

Des prévisions discutées, voire contestées par les économistes. «Le scénario de croissance de la Banque d'Angleterre est beaucoup trop optimiste», selon les économistes de BNP Paribas. De même pour George Buckley, économiste chez Deutsche Bank. Ce dernier trouve que l'ajustement de banque d'Angleterre n'est pas assez «radical» face à la violence de la dégradation de l'économie et l'ampleur des mesures d'austérité décidées par le gouvernement depuis le rapport de mai.

Les derniers chiffres de l'immobilier britannique pourraient cependant commencer à entamer l'optimisme de la BoE. L'indicateur de la RICS (Royal Institution of Chartered Surveyors) mesurant les prix du secteur résidentiel est retourné dans le rouge lundi, la première fois depuis un an. Le marché de l'emploi quant à lui, a montré des signes d'amélioration en juillet. Le nombre de personnes bénéficiant d'un emploi sur trois mois à fin juin, a enregistré sa plus forte hausse depuis 1989. Mais la cure d'austérité prévoyant la suppression de 500.000 postes dans la fonction publique, devrait peser.

La BoE a en tout cas déjà laissé entendre qu'elle gardait ouvertes toutes les pistes concernant sa politique.

Envoyer par mail
Imprimer cet article
Rétrécir le texte
Agrandir le texte
 
 
 
 

Réagir à cet article

 
Merci de vous identifier ou de vous inscrire pour réagir à cet article.

0 réaction(s)
 
 

Inscrivez-vous

Pour découvrir gratuitement L'AGEFI Quotidien, WikiFinance, les panels interactifs et notre espace communautaire sur www.agefi.fr

Déja inscrit(e) ou abonné(e) ? Identifiez vous

 

S’abonner gratuitement à la newsletter

 
 
 
 
Partenaires
Ishares
CPR Asset Management M&G Investments
 
 
 
 
 

Les événements de L'AGEFI

 
Forum ETF 2012
jeudi 16 février 2012
 

 
 

Communautés

Derniers membres enregistrés
 
Liens commerciaux
L'AGEFI A VOTRE SERVICE