Collecte. La remise en cause du secret bancaire n'a pas tué la gestion de fortune suisse, mais contribué à faire le tri parmi les acteurs. Parallèlement aux déboires d'UBS, l'Union Bancaire Privée, décrédibilisée par l'affaire Madoff, a perdu 25 % de ses actifs l'an dernier (75 milliards de francs suisses fin 2009, soit 52 milliards d'euros). A l'inverse, certaines banques privées traditionnelles (dirigées par des associés à la responsabilité illimitée) profitent de leur bonne réputation. Avec respectivement 20 milliards et 8 milliards de francs suisses d'afflux nets, Pictet & Cie et Lombard Odier affichent des actifs en hausse : 251 milliards (+21 %) et 147 milliards de francs suisses (+15 %) à fin 2009. Petit acteur du secteur avec 20 milliards d'encours, Syz & Co envisage de son côté « une acquisition stratégique » au premier semestre.