Les comités de nomination doivent gagner en responsabilité pour désigner les dirigeants

Le cabinet CTPartners préconise la nomination de DRH au conseil. Parallèlement, la confiance des Européens dans leurs patrons s’effondre

Par Bruno de Roulhac le 22/06/2011 pour L'AGEFI Quotidien - Edition de 7H

 
 

La succession des dirigeants dans les entreprises du SBF 120 reste un sujet tabou, constate le baromètre 2011 de CTPartners. Alors que 30% des dirigeants ont plus de 60 ans, seulement huit successions sont annoncées d'ici à 2012, dont deux exemples de transition en douceur prévue de longue date: BNP Paribas et Michelin.

La promotion interne reste largement privilégiée: 67,5% pour le SBF 120 et 75% pour le CAC 40. La proportion monte à 75% dans les télécoms et médias et à 85% dans le BTP. Mais avec la crise, les recrutements externes ont nettement progressé: 26,7% pour le SBF 120 cette année, contre 17% en 2008.

De fait, les décisions doivent parfois être prises rapidement. Si plus d'un tiers des remplacements s'explique par le départ à la retraite, 20% proviennent de divergences stratégiques, 15% d'une crise de l'entreprise ou de la sous-performance du dirigeant, et 15% d'un départ volontaire du patron.

Dans le contexte actuel, le cabinet de conseil en recherche de dirigeants et d'administrateurs émet des recommandations pour détecter le bon talent. D'abord, généraliser les comités de nominations et de rémunération, ce qui semble aujourd'hui acquis. Mais aussi leur permettre de travailler efficacement. CTPartners recommande aux membres de ce comité de demander un élargissement de leurs responsabilités aux problématiques de succession, mais aussi d'intégrer le DRH, ou un profil similaire. Enfin, les conseils doivent se préparer aux imprévus et mettre en place des plans de succession pour l'ensemble des cadres dirigeants.

Le sujet est d'autant plus crucial que la confiance dans les dirigeants s'effondre! L'étude «Trust & Purpose» de Burson-Marsteller et PSB révèle que la confiance des Européens envers les directeurs généraux a chuté de 48%. Ils estiment qu'ils ne pensent pas assez à l'intérêt général et sont avant tout motivés par leur profit personnel (48%) et par la recherche d'une reconnaissance personnelle (14%). Pour 60% des sondés, les DG sont moins dignes de confiance que leurs propres collaborateurs. Pour 89% des Français, la priorité des entreprises devrait être «de penser à leurs clients et à leurs collaborateurs et d'assurer une gestion éthique et responsable de leur activité». Or, les trois quarts estiment que les entreprises se soucient d'abord de la rentabilité pour leurs actionnaires.

Envoyer par mail
Imprimer cet article
Rétrécir le texte
Agrandir le texte
 
 
 
 

Réagir à cet article

 
Merci de vous identifier ou de vous inscrire pour réagir à cet article.

0 réaction(s)
 
 

Inscrivez-vous

Pour découvrir gratuitement L'AGEFI Quotidien, WikiFinance, les panels interactifs et notre espace communautaire sur www.agefi.fr

Déja inscrit(e) ou abonné(e) ? Identifiez-vous

 

S’abonner gratuitement aux newsletters

 
 
 
 
 
Partenaires
Ishares
CPR Asset Management M&G Investments
 
Nomination précédente
David Laurent Directeur général adjoint, immobilier d'entreprise
Kaufman & Broad
David Laurent
Directeur général adjoint, immobilier d'entreprise
Marc Schuler Associé, IP-ITT
Bird & Bird
Marc Schuler
Associé, IP-ITT
Françoise Grumberg Directrice du développement durable
Carlson Wagonlit Travel
Françoise Grumberg
Directrice du développement durable
Thierry Chamouton Directeur du développement des ressources humaines du courrier
La Poste
Thierry Chamouton
Directeur du développement des ressources humaines du courrier
Nomination suivante
 
 
 
 
 

Les événements de L'AGEFI

 
Forum ETF 2012
jeudi 16 février 2012
 

 
 

Communautés

Derniers membres enregistrés