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Les banques misent sur le tissu associatif local pour développer le microcrédit |
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| Par Antoine Landrot |
le 26/01/2010 |
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La Fédération bancaire française espère traiter plus de 10.000 dossiers en 2011. Les établissements devront nommer des correspondants locaux |
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Rendus responsables de la difficulté d’accès au crédit des ménages et vilipendées pour leurs politiques de rémunérations, les banques contre-attaquent sur le front social. La Fédération bancaire française (FBF) veut développer le microcrédit personnel accompagné (MCA). Ce dernier vise à financer «des projets permettant l’accès ou le maintien à l’emploi ou contribuant à l’insertion sociale».
Concrètement, il pourra par exemple consister en un financement de véhicule dans un cadre professionnel. Il ne s’agit pas d’une offre commerciale bancaire à proprement parler: la présentation des dossiers passera par le tissu associatif local (Familles rurales, Secours catholique, etc.), conforme au principe de l’accompagnement. Des «conventions départementales de partenariat» ont été mises en place. Pour l’heure, elles ont été signées dans cinq départements (Oise, Gard, Côte-d’Or, Haute-Loire et Rhône).
Sont concernés les particuliers n’ayant pas accès à un financement bancaire classique. La cible est «un client solvable mais au profil beaucoup plus risqué, ou dont le projet lui permettra d’accéder à la solvabilité», précise Georges Pauget, président de la commission sur la banque de détail au sein de la FBF et directeur général de Crédit Agricole SA. En tout état de cause, les objectifs sont relativement modestes: les banques espèrent traiter au moins 7.000 dossiers en 2010 (contre 3.500 en 2008) et de 10.000 à 11.000 en 2011. Le plafond théorique de ces prêts est établi à 3.000 euros, à un taux d’intérêt modéré (autour de 3%) pour une durée maximale indicative de trois ans. Mais «sur ce type de créneau, les demandes sont traitées au cas par cas», précise Georges Pauget. En cas de difficultés, des aménagements, pouvant aller jusqu’à l’abandon de créances, pourront être mis en place.
Les banques sont chargées de mettre en place, «au plus tard en juin», un correspondant CMA dans chaque département, chargé de proposer un microcrédit aux acteurs sociaux. Les comités des établissements devront transmettre la dynamique aux agences locales. A l’échelon de la FBF, Yves Collombat, nommé coordinateur, sera leur interlocuteur. Dans le cadre des conventions, la FBF doit mettre en place des formations. Un guide de l’accompagnement budgétaire sortira également «dans quelques semaines». Une initiative similaire est attendue pour le microcrédit professionnel.
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