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Les banques françaises restent en alerte avant le G20 de Pittsburgh |
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| Par Alexandre Garabedian |
le 10/09/2009 |
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L'accent mis par les politiques et les régulateurs sur le renforcement des fonds propres et la création d'un ratio de levier inquiètent la FBF |
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« Nous sommes en état de vigilance. » Ariane Obolensky, la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), reste mesurée après la réunion des ministres des Finances du G20 de la semaine dernière, qui prépare le sommet de Pittsburgh des 24 et 25 septembre. Si les banques françaises estiment que le consensus sur une réforme des bonus va plutôt dans le sens des mesures qu’elles ont adoptées, l’accent mis ce week-end sur le renforcement des fonds propres soulève des inquiétudes.
« Il ne faut pas croire que l’on va tout régler avec le seul instrument des fonds propres », estime Ariane Obolensky. Celle-ci reconnaît certes la nécessité de renforcer les exigences en capital dans des domaines (trading, hors bilan) où ce dernier péchait par insuffisance. Mais « il est important que l’on reconnaisse qu’un bon système de supervision met les fonds propres seulement en face des risques ».
La perspective d’exigences additionnelles pour les institutions financières jugées systémiques hérisse notamment la FBF, qui juge que seule l’approche par le niveau des actifs à risque doit déterminer les fonds propres exigibles. La Fédération souligne par ailleurs que toutes les banques devraient se soumettre aux normes de solvabilité Bâle 2, dont s’exonèrent aujourd’hui les établissements américains.
Les banques françaises s’alarment aussi de la création d’un nouvel outil de mesure du risque, le ratio de levier (leverage ratio). La définition même du ratio pose problème : si la prise en compte du hors bilan dans son calcul semble acquise, le total de bilan d’un établissement comme Deutsche Bank peut varier du simple au double entre les normes américaines et européennes, la comptabilisation des dérivés étant plus favorable par exemple outre-Atlantique. Au-delà des questions comptables, « il ne faut pas le sacraliser en incluant dans le pilier 1 de Bâle 2 quelque chose qui a été comme un indicateur complémentaire à destination du régulateur », ajoute Pierre de Lauzun, directeur général délégué de la FBF.
La question des fonds propres occulte enfin, au goût de la FBF, deux sujets qui auraient mérité davantage d’attention de la part des ministres des Finances du G20 : les normes comptables et l’organisation des marchés financiers, « qui sont aussi de nature à favoriser la stabilité du système », affirme Ariane Obolensky.
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