A l'image de leurs concurrentes étrangères, les banques françaises, qui dévoilent cette semaine leurs comptes du deuxième trimestre, ont fait face à un environnement de marché chahuté sur la période. Dès lors, «les activités de banque d'investissement devraient être affectées par la forte volatilité des marchés sur mai et juin. Celles de banque de financement devraient en revanche bien résister», indique un analyste.
Chez BNP Paribas, qui ouvre aujourd'hui le bal des publications, le bureau d'études KBW anticipe ainsi un recul de 44% à 1,7 milliard d'euros des activités d'investissement, contre une progression de 29% à 1 milliard d'euros dans la banque de financement.
La Société Générale, dont la publication mercredi devrait être marquée par un doublement du résultat net à 732 millions d'euros selon le consensus Reuters, devrait enregistrer un bénéfice de 273 millions dans la BFI, contre une perte de 12 millions un an plut tôt. Selon KBW, la Société Générale devrait afficher un recul de 56% à 939 millions d'euros de ses revenus dans le trading (-58% dans le fixed income et -54% dans le trading actions) et une baisse de 8% à 610 millions dans la banque de financement.
Jeudi, Natixis devrait dévoiler un recul de ses revenus dans la BFI de 23% à 708 millions d'euros, selon KBW. La chute des activités de banque d'investissement devrait être occasionnée par le trading de fixed income (-49%), le trading actions devant afficher un recul de 8%. Les activités de financement devraient être stables à 410 millions d'euros.
Les performances du Crédit Agricole, qui annoncera ses résultats le 26 août prochain, devraient se traduire par un recul de 21% des revenus dans la banque d'investissement, généré tant par le trading actions (-20%) que sur le fixed income (-22%), selon KBW. En revanche, les revenus dans le financement devraient croître de 49%.
Dans la banque de détail en France, le consensus Reuters prévoit une hausse de 11% du bénéfice à 443 millions d'euros chez BNP Paribas, contre une progression de 4% à 290 millions d'euros pour la Société Générale.
Le marché sera par ailleurs «attentif à la communication des dirigeants sur les assouplissements réglementaires prévus par le comité de Bâle ainsi que sur les résultats des stress tests en Europe», indique un analyste, qui attend également un point sur l'évolution des risques de crédit pour savoir «si le pic est désormais passé».