Compétition. Avec 6,5 milliards de dollars de pertes comptables liées à la variation de sa dette propre, HSBC n'a pu jouer à armes égales avec Barclays. La banque sino-britannique a enregistré un bénéfice de 5,8 milliards de dollars (3,6 milliards de livres, voir ci-contre) en 2009, malgré un résultat avant impôt de 13,6 milliards de dollars. Sa banque d'investissement a tiré ses profits, qui reculent sur les particuliers. La situation de HSBC reste très enviable par rapport à celle de Lloyds Banking Group (LBG) et Royal Bank of Scotland (RBS), toujours sous perfusion de l'Etat britannique. RBS a divisé sa perte par six en un an, tandis que celle de LBG a à peine reculé en 2009 en raison de 24 milliards de livres de nouvelles dépréciations, principalement sur les créances douteuses héritées de HBOS. Toutes vont devoir faire face à l'arrivée de nouveaux concurrents en Grande-Bretagne. Après Virgin Money, voici Metro Bank. Le milliardaire américain Vernon Hill a recruté l'ancien patron des activités de détail de RBS pour ouvrir cette année les quatre premières agences de cette nouvelle enseigne.