Les banques américaines se révèlent être les principales contributrices de la taxe britannique

Les cinq premières banques outre-Atlantique se sont acquittées de plus de 2 milliards de dollars sur les 3,8 milliards récoltés au Royaume-Uni

Par Virginie Deneuville le 23/07/2010 pour L'AGEFI Quotidien - Edition de 7H

 
 

Les banques américaines ont en majeure partie payé l'addition de la taxe sur les bonus instaurée en décembre dernier au Royaume-Uni. Les cinq principaux établissements bancaires outre-Atlantique se sont en effet acquittés d'une facture de plus de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros).
A l'occasion de la publication des résultats au titre du deuxième trimestre 2010, JPMorgan et Citigroup ont indiqué avoir payé respectivement 550 et 404 millions de dollars de taxes, tandis que le coût pour Goldman Sachs s'est élevé à 600 millions de dollars, contre 361 millions de dollars pour Morgan Stanley. Bank of America a par ailleurs annoncé avoir payé 870 millions de dollars de dépenses additionnelles, incluant le coût de la taxe sans toutefois préciser le montant exact de cette dernière.
Or, selon les chiffres de l'ONS (Office of National Statistics), la facture payée par l'ensemble des banques entre la date d'annonce de la taxe et le 5 avril dernier, date correspondant à la fin de l'exercice fiscal au Royaume-Uni, s'est établie à 2,5 milliards de livres sterling (3 milliards d'euros, soit 3,8 milliards de dollars). Cette taxe de nature exceptionnelle est assise sur 50% des bonus supérieurs à 25.000 livres, payés par les banques, quelle que soit leur nationalité, pour l'ensemble de leurs salariés travaillant au Royaume-Uni.
En Europe, les principales banques britanniques, à savoir Barclays, HSBC, Lloyds Banking Group, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered, se sont acquittées d'une facture globale liée à la taxe de 1,1 milliard de dollars. Credit Suisse a par ailleurs indiqué hier, lors de l'annonce de ses résultats trimestriels, avoir déboursé 447 millions de francs suisses dans le cadre de la taxe (332 millions d'euros), tandis que son compatriote UBS, qui doit dévoiler ses résultats du deuxième trimestre le 27 juillet, avait indiqué en début d'année prévoir un coût de 300 millions de francs suisses.
Alors que l'objectif de la taxe, affiché par le gouvernement britannique, est de réduire les primes excessives reçues par les banquiers, certains analystes relèvent toutefois le montant conséquent du coût global payé par les banques et s'interrogent sur l'atteinte du but initial.

Envoyer par mail
Imprimer cet article
Rétrécir le texte
Agrandir le texte
 
 
 
 

Réagir à cet article

 
Merci de vous identifier ou de vous inscrire pour réagir à cet article.

0 réaction(s)
 
 

Inscrivez-vous

Pour découvrir gratuitement L'AGEFI Quotidien, WikiFinance, les panels interactifs et notre espace communautaire sur www.agefi.fr

Déja inscrit(e) ou abonné(e) ? Identifiez vous

 

S’abonner gratuitement à la newsletter

 
 
 
 
Partenaires
Ishares
CPR Asset Management M&G Investments
 
 
 
 
 
 

Les événements de L'AGEFI

 
Grands Prix des Actifs du Patrimoine 2012
mardi 5 juin 2012
 

 
 

Communautés

Derniers membres enregistrés