Conséquence de la crise, les plus-values latentes des assureurs français, qui constituent le «matelas de sécurité» du secteur, ont fortement fondu en 2008, passant à 5,6 milliards d'euros, contre 110 milliards d'euros à fin 2007. Selon le rapport d'activité annuel de l'Acam (Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles), la solvabilité de la profession reste sécurisée avec une marge couverte à 180 % par les fonds propres à fin 2008. Les marges de solvabilité en assurance vie s'élèvent à 147 % et 320 %, contre 446 % et 340 % pour les instituts de prévoyance et les mutuelles.