La banque d'affaires Lazard a annoncé mercredi avoir dégagé un bénéfice net au deuxième trimestre de 44,57 millions de dollars, soit 0,39 dollar par action, en hausse de 58,1% ou de 5 cents par action par rapport à la même période un an plus tôt. Au premier trimestre, l'établissement new-yorkais avait souffert d'une nouvelle réorganisation qui avait lourdement pesé sur ses résultats, la banque accusant une perte de 33,5 millions de dollars.
Cette bonne performance s'appuie sur une hausse de 12% du produit net bancaire du groupe franco-américain par rapport à la même période en 2009, à 419 millions de dollars, soit un niveau en ligne avec le consensus établi par Reuters. De plus, Lazard indique que les coûts liés à sa restructuration ont diminué.
Malgré «un climat économique volatil», la gestion d'actifs a tiré les résultats du groupe avec des revenus sur cette activité en hausse de 42% à 187 millions de dollars, et de 58% sur le semestre à 371 millions. Les commissions de gestion ont progressé de 56% à 167 millions de dollars, dopées par un gonflement de 26% des actifs sous gestion au second trimestre à 123,5 milliards de dollars.
Parallèlement, les revenus du conseil en fusions-acquisitions (M&A), activité phare du groupe, ont également fortement contribué au redressement des résultats de la banque. En effet, ils affichent une progression de 8% à 145,9 millions. Lazard a en effet joué un rôle de conseil dans plusieurs opérations d'envergure bouclées sur la période, dont la vente par Areva de ses activités de transmission-distribution à Alstom et Schneider pour un montant de 4,1 milliards de dollars, ou la cession d'OSI Pharmaceuticals à Astellas Pharma pour un montant de 4 milliards.
Mais le groupe est également conseil dans des opérations en cours qui devraient soutenir ses résultats annuels, telles que la fusion de Qwest avec CenturyLink qui pèse 22,4 milliards, ou encore le rachat d'Healthscope par un groupe de fonds pour 2,7 milliards.
En guise de perspectives, le directeur financier de Lazard, Michael Castellano, a précisé que la banque comptait «continuer à contenir [ses] dépenses discrétionnaires tout en investissant dans [ses] activités stratégiques».