Alors qu'ils n'appliquent toujours pas les normes de Bâle 2, en vigueur depuis 2006, les Etats-Unis ont laissé entendre mardi qu'ils se positionnaient en pointe sur le dossier de la réforme de Bâle 3. «Au plan international, nous travaillons pour relever les exigences de fonds propres de façon à ce que les institutions financières puissent supporter les crises futures aussi graves que celle que nous venons de traverser, et le faire sans soutien de l'Etat», a déclaré le secrétaire adjoint au Trésor Michael Barr. «En plus de ces nouvelles exigences de fonds propres, nous instituerons des exigences quantitatives explicites en liquidités pour la première fois, pour nous assurer que les groupes financiers sont mieux préparés aux tensions sur la liquidité», a-t-il ajouté. Dans un entretien récent au Figaro, le patron de BNP Paribas redoutait que les banques américaines n'appliquent pas les règles dans les mêmes termes que les européennes.