Comme tous les mois, le cabinet de recrutement Morgan McKinley a publié son baromètre de l'emploi dans la banque de financement et d'investissement (BFI) londonienne. Il apparaît dans ce dernier rapport publié mi-août que la situation s'éclaircit.
Le nombre d'offres d'emplois dans le secteur s'est accru de 7% en juillet 2010 par rapport à juin de la même année (6.048 offres contre 5.645 le mois dernier). La hausse atteint 71% par rapport à la même période en 2009.
Pour Andrew Evans, directeur général de la division services financiers au sein du cabinet de recrutement: «C'est le deuxième plus haut niveau d'embauche [...] depuis août 2008, ce qui montre que le marché du travail pour les professionnels des services financiers poursuit sa reprise à un rythme régulier», avant d'ajouter que «l'augmentation des niveaux de recrutement début juillet est le signe que les institutions continueront à recruter, même si nous nous attendons à des fluctuations des niveaux d'embauche sur le reste de l'année».
En effet, McKinley prévoit que l'amélioration devrait se poursuivre sur le deuxième semestre, mais dans de moindres proportions. Toutefois, ces affirmations sont à prendre avec précaution. Des inquiétudes sur la dette souveraine, la baisse de confiance des consommateurs britanniques, les mesures d'austérité et de récentes spéculations sur un scénario en W aux Etats-Unis sont autant de freins à la visibilité des perspectives, comme le rappelle l'étude elle-même.
Plusieurs événements viennent d'ailleurs corroborer ce constat: début août, Credit Suisse a annoncé qu'il allait réduire la voilure de 75 postes dans sa division de banque d'investissement au Royaume-Uni, de même que Barclays Capital, filiale dédiée de Barclays, qui envisage de supprimer 400 postes de back-office au niveau mondial (L'Agefi du 12 août).
Quant au nombre de candidats à l'emploi dans le quartier de la finance britannique, il a fondu de 16% sur juillet comparé à juin, mais a augmenté de 23% en glissement annuel. Et le salaire moyen à la City a enregistré une baisse de 3% d'un mois à l'autre ; un phénomène imputable à la différence de recrutement entre jeunes candidats et seniors, selon Andrew Evans.