Le marché a pris la nouvelle avec enthousiasme. Le titre Candover Investments a bondi de plus de 24% hier matin à la Bourse de Londres après que ses dirigeants ont annoncé, la veille, être en discussions avec un repreneur potentiel. Le nom du prétendant n'a pas été précisé, mais une source impliquée dans le dossier a précisé à L'Agefi qu'il s'agissait bien du fonds de pension canadien Alberta Investment Management Corp. (Aimco), évoqué dans la presse britannique.
«Ces discussions sont susceptibles de donner suite, ou non, à une offre sur l'intégralité du capital de la société, et aucune offre ne devrait excéder la valeur nette d'actifs par action de 1.038 pence, telle qu'elle ressort au 31 décembre 2009», indique le communiqué. Soit 226 millions de livres sterling (environ 260 millions d'euros). Aujourd'hui, le cours du titre valorise la holding autour de 190 millions de livres. De son côté, Aimco gère environ 70 milliards de dollars d'actifs.
L'offre, si elle se concrétisait, porterait sur la firme cotée Candover Investments. Or, celle-ci contrôle Candover Partners, la société de gestion qui gère les fonds collectés non seulement auprès de sa maison mère, mai aussi auprès d'investisseurs institutionnels. Il est encore trop tôt pour connaître le sort de Candover Partners dans la perspective d'une acquisition de la structure cotée par Aimco. Mais l'avenir des professionnels de la société de gestion – c'est-à-dire les conditions dans lesquelles ils seraient amenés à intégrer le fonds de pension canadien – est bien entendu au cœur des discussions. Bousculée par la crise financière, l'équipe a déjà été réduite de 100 à 40 collaborateurs.
Au début du mois de décembre 2009, Candover Partners avait dû annuler un appel de fonds auprès de ses investisseurs pour son dernier véhicule (levé en 2008), suite à l'incapacité de Candover Investments à honorer son engagement d'un milliard d'euros. L'équipe renonçait ainsi à procéder à de nouveaux investissements à travers le fonds 2008. Ce dernier ne contient qu'une seule participation, dans Expro International. Mais selon le Daily Telegraph, les gérants de Candover Partners souhaiteraient à nouveau lever un véhicule, maintenant que les fusions-acquisitions et le marché de la dette LBO donnent à nouveau des signes positifs.