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Le crédit à la consommation confirme son recul en France |
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| Par Antoine Landrot |
le 26/05/2009 |
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La production des spécialistes a enregistré son septième mois de baisse consécutif. Sont en cause autant l'offre que la demande de prêts |
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La chute du crédit à la consommation s’accentue dans l’Hexagone. Les chiffres de l’Association française des sociétés financières ( ASF), qui représente 60 % du marché, montrent que la production nouvelle a reculé de 18,7 % entre avril 2008 et 2009. Celle-ci a atteint 3,23 milliards d’euros le mois dernier. La tendance est d’autant plus inquiétante qu’il s’agit du « septième et du plus fort repli mensuel consécutif », comme le note l’ ASF. « La stabilisation du rythme de baisse de l’activité autour de -12 % qui paraissait se dessiner ces trois derniers mois n’est pas confirmée ». En moyenne trimestrielle mobile, la contraction sur douze mois frôle en effet les 14 %. Depuis le début de l’année, elle atteint 14,1 % à 12,7 milliards d’euros.
Le phénomène touche l’ensemble des prêts à la consommation. « Il atteste de la volonté des ménages de se désendetter, notamment dans l’habitat [-13,6 %], et de limiter leurs achats », explique Thierry Dinard, associé chez Altenor Consulting. En particulier dans le financement automobile. « Le marché des immatriculations n’a pas été bon en avril, note Françoise Palle-Guillabert, déléguée général de l’ ASF. En outre, on ne peut exclure un relatif essoufflement de l’effet de la prime à la casse, ainsi que des différés d’achat liés à l’assouplissement prochain du règlement sur les nouvelles plaques d’immatriculation. » Là encore, le durcissement des conditions de l’offre de la part des sociétés financières ne semble pas commander la tendance. « Dans ce secteur, le risque est en effet très faible. Le taux de défaut atteint 0,4 %. »
En revanche, il n’en est pas de même dans les financements non affectés. L’envolée du coût du risque pour les sociétés financières les rend par exemple plus prudentes sur leurs critères d’octroi de crédits renouvelables (-13,7 %). Par ailleurs, il faut relativiser le recul de la production de prêts personnels, catégorie la plus touchée (-28,6 % à 812 millions d’euros). Sur ce segment, « les statistiques de l’ ASF ne couvrent qu’un tiers du marché environ, essentiellement le rachat de crédit, tempère Thierry Dinard. Or ce dernier est un produit risqué et fortement consommateur de ressources financières, car il concerne des montants importants sur de longues durées.»
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