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Le FMI souligne le risque d'une croissance déséquilibrée

le 27/01/2010

La zone euro resterait le parent pauvre d’une économie mondiale qui devrait désormais progresser de près de 4 % cette année

Le Fonds monétaire international (FMI) fait preuve d’un plus grand optimisme dans ses nouvelles prévisions de croissance pour 2010. Grâce à «l’ampleur extraordinaire des mesures de relance» combinée à une politique monétaire expansionniste, l’activité mondiale devrait en effet croître de 3,9% cette année contre 3,1% attendu en octobre dernier, avec des tensions inflationnistes «modérées» dans la plupart des économies.


Tandis que l’activité des pays émergents devrait progresser de 6% en glissement annuel (+10% en Chine), les pays avancés connaîtraient une croissance «molle» de 2,1%, accompagnée «d’une hausse de leur endettement et de taux de chômage élevés», note l’organisme. Les Etats-Unis se démarqueraient nettement en termes d’activité avec une progression de PIB atteignant 2,7% (contre +1,5% anticipé voici trois mois) grâce à la reprise de la consommation intérieure.


Malgré un PIB également revu en hausse (+1% contre +0,3%), la zone euro resterait pour sa part à la traîne. L’Espagne serait le seul pays encore en récession avec une contraction attendue de 0,6% de son activité. L’Allemagne et la France enregistreraient une croissance respective de 1,5% et 1,4%. Hors zone euro, l’économie britannique afficherait une croissance de 1,3%. Dans la mesure où la reprise économique mondiale reste fragile, les politiques budgétaires doivent continuer à soutenir l'économie et «les plans de soutien doivent être appliqués en totalité en 2010», estime le FMI.


Le Fonds monétaire souligne de surcroît la «tâche gigantesque» à laquelle sont confrontés les pouvoirs publics. Tout en poursuivant l’assainissement du secteur financier, ceux-ci doivent «rééquilibrer la demande en faveur du secteur privé et non plus du secteur public, et en faveur des pays à excédent extérieur excessif et non plus de ceux dont le déficit est excessif». Or plusieurs pays émergents aux prises avec un afflux élevé de capitaux, notamment en Asie, refusent l’appréciation de leur devise qui contribuerait à plus d’homogénéité dans la croissance mondiale.


Afin de prévenir toute surchauffe de l’économie dans ces pays, «des mesures macroprudentielles visant à limiter la formation de nouvelles bulles des prix d’actifs, l’accumulation de réserves et des restrictions aux entrées de capitaux» font partie des moyens d'action à envisager, conclut le FMI.
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