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L'administrateur participe à la création de valeur de l'entreprise

le 05/02/2010

L’équipe dirigeante doit accepter de se soumettre au regard critique des membres du conseil d’administration

A l’aube de la saison 2010 des assemblées générales, Alain Martel, secrétaire général de l’Institut français des administrateurs (IFA) est revenu sur le rôle de l’administrateur dans la création de valeur pour l’entreprise, notamment les PME, lors d’une conférence organisée par le cabinet de management de transition, Actiss Partners.


L’administrateur participe à la création de valeur de l’entreprise à six titres différents. Il favorise la mise en place de meilleures structures de gestion qui améliorent les choix stratégiques. Il apporte plus de rigueur dans la préparation des rapports. L’expérience et les réseaux des administrateurs permettent à la PME d’élargir l’univers accessible de compétences. Une gouvernance de qualité, avec des administrateurs externes, ajoute à la réputation de l’entreprise. Le conseil aide à briser l’isolement et les certitudes du propriétaire dirigeant, qui est le plus souvent seul à prendre les grandes décisions. Enfin, l’apport des administrateurs externes permet d’incorporer les risques du marché dans l’évaluation des projets. Et dans une entreprise familiale, ces membres externes faciliteront le processus de transmission de la direction et de la propriété, et des prises de décisions rationnelles.


Néanmoins, les obstacles à la performance ne doivent pas être occultés. L’arrivée d’administrateurs peut faire craindre une perte d’autonomie, et des risques de «fuites» sur les «secrets» de l’entreprise et sur certains avantages concurrentiels ou personnels. Les réunions du conseil et la rédaction des rapports ajouteront un surcroît de travail pour les patrons. Enfin, le propriétaire dirigeant doit accepter de ne pas percevoir de liens clairs et tangibles entre ses besoins et la gouvernance.


Quoi qu’il en soit, le modèle unique de conseil n’existe pas. Il doit s’adapter à l’entreprise en fonction de sa taille, de son capital, de son secteur, et des opérations financières à réaliser. En revanche, dans tous les cas, les administrateurs doivent exercer leurs responsabilités et «aiguillonner» la direction générale. «Les PME performantes sont, dans de nombreux cas, plus en avance en matière de gouvernance et de sérieux de leur conseil que les grands groupes, où l’endogamie, la réciprocité et les nominations honorifiques demeurent», conclut Alain Martel.
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