Les notaires de Paris organisent pour la 6ème année, la semaine d'information des droits des familles du 13 au 17 février prochain. Le grand public pourra bénéficier des conférences, des consultations gratuites individuelles, des conseils par internet via 5 tchats à thèmes, ainsi que de la possibilité de suivre l'actualité de l'évènement sur les comptes facebook et twitter « Notaires et Familles » et NotairesdeParis ». Des vidéos d'information sont également disponibles sur le site internet www.notairesetfamilles.fr.
Pour la deuxième année consécutive, les organisateurs de cette semaine d'information ont réalisé un sondage avec BVA sur les droits des familles. L'enquête a été faite par téléphone en décembre 2011 auprès d'un échantillon de 971 personnes.
Sur les questions de société (mariage homosexuel, adoption par les homosexuels, mères porteuses ou euthanasie), les français sont de plus en plus ouverts. S'agissant de l'héritage, les français semblent être très attachés à leur droit à hériter de leurs parents. Pour beaucoup d'entre eux, rien ne doit faire obstacle à ce droit (avec l'instauration d'un droit de déshériter un de ses enfants ou un système de financement de la dépendance). La vente en viager semble cependant diviser les français, qui, pour partie, semblent y voir un moyen d'améliorer leur pouvoir d'achat lorsqu'ils deviennent dépendants.
Quant au thème de la famille recomposée, les citoyens souhaiteraient que le divorce s'effectue plus simplement, sans recours au juge notamment.
Par ailleurs, seuls 68 % des français se sont déjà rendus chez leur notaire. Réagissant à cette situation, la Chambre des notaires de Paris a décidé de distribuer des bons aux franciliens afin de leur proposer un rendez-vous gratuit avec un notaire.
Enfin, 66 % des sondés préfèrent se tourner vers leur notaire plutôt que vers leur avocat pour un certain nombre d'actes, et notamment pour l'acquisition ou la vente d'un bien immobilier ou un conseil sur la fiscalité de leur patrimoine. S'agissant du règlement d'un divorce à l'amiable, les français préfèrent cependant faire appel à leur avocat à 72 %. Pour la rédaction d'un contrat de Pacs, les français sont divisés.
A noter que la vente en viager connaît un regain d'intérêt dans les études notariales franciliennes. Cet outil permet d'obtenir des revenus complémentaires ou l'optimisation de la fiscalité de ses revenus lorsque le bien vendu était loué antérieurement.
Conférence de presse, Chambre des notaires de Paris, 24 janvier 2012