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La stratégie de sortie de la BCE s'annonce complexe |
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| Par Violaine Le Gall |
le 05/02/2010 |
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Le choix que fera la banque centrale en mars prochain quant à l’avenir de ses opérations exceptionnelles déterminera l’évolution de l’Eonia |
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La Banque centrale européenne ( BCE) a maintenu hier son taux directeur à 1%, et ne donne aucun signe de vouloir sortir du statu quo à court terme. La réunion prévue début mars s’annonce bien plus déterminante. Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, détaillera en effet la prochaine étape dans son processus de retrait des mesures non conventionnelles. Hier, il a confirmé que la dernière opération de refinancement (LTRO) à 6 mois aurait lieu fin mars, ajoutant qu’il donnerait «les détails lors de la prochaine réunion». Prévue de longue date, la disparition de ce dispositif ne devrait pas provoquer de remous sur le marché.
Les spécialistes s’interrogent bien davantage sur le sort que la BCE réserve à tous les autres instruments d’accès exceptionnel à la liquidité mis en place pour faire face à la crise. Depuis la crise, les opérations se font à taux fixe et pour des montants illimités. La semaine dernière, Axel Weber, président de la Bundesbank, a fait un premier pas en déclarant que «la BCE pourrait prendre des mesures de sortie avant le second semestre». Puis Yves Mersch, gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg, a indiqué que la BCE «pourrait discuter» d’un retour à des taux variables pour les opérations de refinancement en mars. Ces déclarations ont provoqué une hausse des contrats forward sur l’Eonia pour juin et juillet, le marché pariant sur le fait que le retrait de certaines mesures entraînerait une remontée de l’Eonia.
Pour l’heure, le choix de la BCE est encore des plus incertains. La banque centrale décidera-t-elle en mars prochain de mettre fin aux conditions exceptionnelles de refinancement, en place jusqu’au 13 avril ? Pas forcément. «Les opérations principales de refinancement (MRO) pourraient rester illimitées et à taux fixe au-delà du mois de juin», estime BNP Paribas, si la banque centrale souhaite revenir à la structure de refinancement en place avant la crise. De fait, elle devra alors conserver l’attractivité des MRO afin d’en augmenter le poids, explique la banque.
L’impact du choix de la BCE sur l’Eonia n’est pas clair non plus. «Même si la BCE cherche à éponger les liquidités très progressivement à partir du 14 avril, rien ne permet d’assurer que la convergence du taux Eonia avec le refi soit également graduelle», prévient la Société Générale.
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