Ricochet. Les actions sont sensibles à l'activité économique et non aux taux d'intérêt, rappelle Christophe Donay, responsable de l'allocation d'actifs de Pictet & Cie. Cette situation est périlleuse car les risques relatifs à la croissance européenne ont augmenté substantiellement, et une « chute des prix des actifs peut s'auto-déclencher dans le sillage d'une crise de crédit ». Si les gouvernements réduisent les dépenses budgétaires prématurément, les prévisions actuelles de bénéfices des entreprises pourraient s'avérer trop optimistes. Selon Pictet & Cie, pour une baisse de 1 % du PIB nominal en Europe, les chiffres d'affaires de l'EuroStoxx baisseraient de 4 %, entraînant un recul de 10 % des profits. Le même scénario aux Etats-Unis entraînerait aussi un repli des chiffres d'affaires du S&P 500 de 3,5 % et des profits de 6 %.