General Motors, Skype, HCA... Ces noms devraient prochainement venir nourrir les statistiques des introductions en bourse aux Etats-Unis. Mais ils sont loin d'être les seuls. Les dépôts de dossiers préparatoires promettent en effet une rentrée chargée. Selon un pointage effectué par le site spécialisé IPOhome.com au 24 août, 170 dossiers étaient enregistrés auprès de la SEC en vue d'une opération prochaine. Un an plus tôt, seules 36 candidats étaient inscrits dans le pipeline.
Dealogic est sur la même tendance. Mi-août, le cabinet d'études recensait 125 opérations potentielles, contre 32 un an auparavant. Rien que sur la semaine, 15 IPO devraient se concrétiser pour un montant cumulé de près de 330 millions de dollars.
D'après Dealogic qui s'appuie sur les informations fournies à la SEC, les opérations actuellement dans les tuyaux pourraient permettre de lever au total plus de 25 milliards de dollars.
Avec 13,1 milliards de dollars au compteur actuellement, le marché américain des introductions en bourse semble donc bien parti pour dépasser ses scores des années 2009 (22,5 milliards de dollars) et 2008 (28 milliards de dollars). Et encore les prévisions de Dealogic font-elles peu ou prou l'impasse sur le cas de GM. Le constructeur n'a en effet pas prévu d'émettre de nouvelles actions ordinaires. La partie primaire sera constituée de titres préférentiels dont le montant d'émission n'est pas encore connu. Mais la rumeur parle de 3 milliards de dollars de titres préférentiels sur un placement total pouvant atteindre 16 milliards. De quoi donner un coup de fouet aux statistiques.
Si GM constitue un cas un peu à part, une tendance claire se confirme en tout cas, près de la moitié des dossiers en attente (46% exactement) étant aujourd'hui portés par des fonds de private equity.
Parmi les secteurs en pointe, les entreprises de l'électronique comptent 23 candidatures à la bourse (pour des levées potentielles de 4,8 milliards de dollars), la finance 19 (3,5 milliards) et la santé 17 (6,2 milliards).
Toutefois, la concrétisation de ces opérations restera conditionnée à l'état des marchés, qui pour l'heure se montrent très nerveux et incertains. Dès lors il n'est pas exclu que des candidats temporisent. Une donnée pourrait aussi les inciter à la prudence. Cette année, dans 48% des cas, le prix des IPO a été fixé sous la fourchette. La proportion n'était que de 9% l'an passé.