En dépit de l'énorme travail accompli depuis un an par Nyse Euronext pour faire revenir les émissions obligataires de Luxembourg vers la place de Paris, les candidats ne se bousculent toujours pas au portillon. L'obligation de publication préalable de l'avis d'émission au Balo et la lettre de fin de travaux ont été supprimées. Le prospectus relatif aux émissions d'Oceane (obligations convertibles en actions nouvelles ou existantes) est en cours de standardisation à l'AMF. « Aujourd'hui, Paris est sur un pied d'égalité opérationnel avec Luxembourg », indique Marie-Hélène Crétu, directrice en charge des produits de taux chez Nyse Euronext. « Certaines banques chefs de file ont probablement encore leurs habitudes, observe la responsable. Nous sommes en train de faire le tour des intermédiaires afin de leur présenter notre offre obligataire et nous commençons à avoir des premiers retours encourageants. L'émission d'EDF a ranimé l'intérêt. Il nous faut désormais modifier la perception du marché obligataire français. » Dégripper le marché secondaire constitue l'autre cheval de bataille. La cotation à Paris des émissions françaises actuellement listées au Luxembourg pourrait même être envisagée dans le cadre du passeport.