L'été continue de peser sur l'activité boursière. Et pour cause. Nyse Euronext a vu son volume de transactions, sur les actions européennes, reculer de 9% en juillet par rapport à juin à 33,144 millions. L'activité de Deutsche Boerse est aussi ressortie en baisse de 9% à 14,6 millions de transactions. Du côté du LSE, le nombre de transactions a été ramené à 17,5 millions, contre 19,7 millions en juin, soit une contraction de 11%.
Le recul mensuel des activités aurait toutefois pu être pire sans le rally qu'ont connu les Bourses européennes dans un contexte de baisse de la volatilité. D'ailleurs en rythme annuel, le nombre d'opérations des Bourses transatlantique, d'outre-Rhin et d'outre-Manche a progressé le mois dernier respectivement de 14,3%, 6,6% et 4,5%. En juillet, le CAC40 et le FTSE100 ont grimpé de 9%, contre une avancée de 5% pour le DAX. Une belle performance qui fait oublier la chute des Bourses en juin.
En tout cas, si le contexte concurrentiel n'a pas perdu en intensité, la hiérarchie n'a guère été bousculée. D'après les données d'Equiduct LFA, la part de marché de Chi-X, sur la base de 1.200 valeurs paneuropéennes, a reculé de 26,4% à 26,1%. Celle de Nyse Euronext a aussi fléchi de 26,2% à 25,9%. La part de Xetra de Deutsche Boerse, enregistre la meilleure progression, passant de 15,7% à 16,3%. Le LSE s'adjuge une progression de 19,9% à 20,2% et son système multilatéral de négociation (MTF), Turquoise voit la sienne remonter de 4,5% à 4,7%. BATS maintient sa part à 6,9%. Nasdaq OMX Europe voit sa part de marché tomber à 0%, suite logique de la récente fermeture de son MTF Neuro, dont la croissance de l'activité n'a pas atteint les niveaux nécessaires pour réaliser les objectifs du groupe Nasdaq OMX.
Afin de faire face à un contexte difficile, marqué par une guerre commerciale insoutenable, une liquidité fragmentée et la contraction des volumes de transactions, beaucoup d'acteurs, qui ont annoncé baisses de tarifs sur baisses de tarifs, peinent à être rentables. Sur ce point, le président de Turquoise, Favid Lester, a rapporté au Financial Times que le MTF du LSE était à mi-chemin d'être rentable et qu'il était en ligne avec son calendrier pour le devenir. L'annonce, fin juillet, par Deutsche Boerse, d'un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes et de prévisions de coûts inférieurs à ses objectifs initiaux, avait été applaudie par le marché.