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La distribution britannique tente de rassurer les investisseurs |
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| Par Alexandre Boksenbaum |
le 08/01/2009 |
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Les ventes de fin d’année ont reculé malgré une longue campagne de promotions, obligeant M&S à réduire ses effectifs et à fermer des magasins |
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Malgré la chute de leurs ventes en fin d’année dernière les distributeurs britanniques se veulent rassurants. Ainsi Debenhams, le numéro deux du secteur, a-t-il annoncé mardi que son bénéfice avant impôts avait progressé au cours du dernier trimestre 2008 pendant que Next maintenait ses perspectives de bénéfice annuel en dépit d’un repli de ses ventes à magasins comparables. Hier, Marks & Spencer (M&S) a lui aussi fait état d’une baisse de ses ventes à magasins comparables (7,1%) pour son troisième trimestre fiscal, soit sa plus mauvaise performance trimestrielle depuis près de dix ans. Toutefois, le groupe a expliqué aux investisseurs qu’il continuait de maîtriser ses coûts et qu’il allait prendre plusieurs mesures pour économiser près de 200 millions de livres (219 millions d’euros) sur son exercice 2009-2010.
Parmi les mesures envisagées par le groupe dirigé par Stuart Rose figure notamment la fermeture de vingt-sept points de vente qui devrait occasionner la suppression de 780 emplois, auxquels s’ajouteront 450 licenciements dans les sièges du groupe. En tout, ce dernier envisage donc de supprimer 1.230 emplois, soit 1,6% de l’ensemble de ses effectifs qui compte 75.000 employés. En outre, le groupe compte modifier le régime de retraire dont bénéficient ses employés.
M&S espère ainsi être en mesure de faire face aux «conditions économiques difficiles» qui devraient se poursuivre au moins sur les douze prochains mois, comme l’a expliqué son directeur général. Il est vrai que le moral des ménages n’est pas au mieux outre-Manche, il est d’ailleurs tombé le mois dernier à son plus bas niveau depuis 2004, obligeant certains distributeurs à lancer plus d’un mois avant Noël d’importantes promotions. Des réductions de prix qui devraient coûter à Marks & Spencer 1,75 point de pourcentage sur ses marges brutes annuelles, comme il l’a expliqué.
Un analyste affirme cependant qu’en la matière, même si la situation est «très, très difficile» pour M&S, ses marges pourraient ne pas être aussi touchées que redouté. Ses confrères ont d’ailleurs accueilli favorablement les annonces de M&S, retenant surtout l’absence d’avertissement. Pour certains spécialistes, les mesures du groupe devraient permettre de préserver le résultat annuel de même que le dividende final.
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