Lors de son discours mercredi à Davos, le président français a affirmé pour la première fois qu'il avait demandé la démission de Daniel Bouton après l'affaire Kerviel. Il a en effet déclaré: «Il y a le président d'une grande banque française dont j'ai souhaité la démission parce qu'un trader a, à lui seul, pu faire un détournement qui a coûté plusieurs milliards à cette banque. Ce n'est pas normal qu'avec un tel dysfonctionnement cette personne reste en place.» Nicolas Sarkozy n'avait jamais aussi clairement dit qu'il était à l'origine du départ du président de la Société Générale.