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La croissance économique chinoise dépasse les attentes |
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| Par Mathilde GOLLA |
le 21/01/2010 |
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Le PIB a progressé de 8,7% l'an passé. Pékin devra durcir sa politique monétaire pour limiter la surchauffe économique |
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La Chine pourrait supplanter le Japon au rang de deuxième économie mondiale en 2010. Les économistes tablent sur une nouvelle accélération de la croissance en 2010. «Il est probable que le taux de croissance de 2010 soit supérieur à celui de 2009», indique Jing Ulrich, économiste de J.P. Morgan. En 2010, un taux de 10,9% est attendu par les économistes, ce qui suffirait à la Chine pour dépasser le Japon au rang de deuxième économie mondiale. Ces perspectives sont confortées par la publication de taux de croissance trimestriel et annuel supérieurs aux attentes.
Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine a progressé de 10,7% au quatrième trimestre 2009 et renoue ainsi avec une croissance à deux chiffres que le pays n’avait plus connue depuis 2007.
Fort de cette croissance meilleure que prévu, Pékin a dépassé son objectif de croissance sur l'ensemble de l'année de 8%, considéré comme le minimum nécessaire pour préserver la stabilité sociale du pays. Ainsi, selon les données du Bureau national des statistiques publiées jeudi, la Chine a enregistré une croissance de 8,7% sur l'ensemble de l'année 2009 contre 9,6% en 2008.
Parallèlement, l’indice de prix à la consommation a progressé de 1,9% en décembre, une hausse supérieure aux attentes des analystes.
Ces chiffres devraient conforter le gouvernement dans sa volonté de prévenir les risques de surchauffe de l'économie. La banque centrale a déjà décidé de relever d'un demi-point le ratio de réserves obligatoires imposé aux banques. En outre, le président de la Commission chinoise de régulation bancaire a indiqué que Pékin allait limiter le crédit bancaire, après la forte hausse enregistrée l'an passé. «Les chances pour nous d'assister à une hausse des taux d'intérêt au premier trimestre grandissent», estime Xing Ziqiang, économiste chez CICC à Pékin.
Ces anticipations « ravivent les craintes quant à la vigueur de la reprise », a indiqué, à l’AFP, Vassili Serebriakov, de la banque Wells Fargo. « Par conséquent, les marchés boursiers se retrouvent sous pression, ce qui soutient la demande pour les valeurs refuge comme le dollar et le yen », a-t-il expliqué.
Ainsi, sur les marchés des changes, ce jeudi, l'euro continuait à reculer après être repassé hier sous le seuil de 1,41 dollar, une première depuis août dernier. La monnaie unique a également reculé face au yen, jusqu'à 128,68 yens contre 130,23 la veille.
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