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La première cotation de Rusal pâtit de la prudence des investisseurs

le 28/01/2010

Le certificat de dépôt du spécialiste de l'aluminium a perdu près de 11 % à Paris par rapport à son prix de référence

La baisse des cours de l’aluminium depuis quelques jours et une politique monétaire qui devrait être plus restrictive en Chine n’ont pas joué en faveur de Rusal pour son premier jour de cotation. Alors qu’à Hong-Kong l’action avait clôturé en repli de 10,5%, le certificat de dépôt coté sur le compartiment professionnel d’ Euronext Paris a perdu hier 10,8% par rapport à son prix de référence de 19,91 euros. Le spécialiste de l’aluminium est la septième entreprise à se faire coter sur ce compartiment, créé voici moins de deux ans à destination d’investisseurs qualifiés pour faciliter les introductions de sociétés internationales.


«La cotation à Paris nous donne accès à un bassin de liquidité sophistiqué en Europe et représente pour des investisseurs internationaux l’opportunité d’intervenir sur les titres d’UC RUSAL quasiment 24 heures sur 24» a déclaré Oleg Deripaska, directeur général du groupe. Il s’est également dit persuadé que cette introduction, qui a permis au groupe de lever 2,2 milliards de dollars, «ouvre la voie à d’autres sociétés russes pour une cotation à Paris».


Près de 40% des actions ont été placées auprès de quatre institutionnels (l’homme d’affaires sino-malais Robert Kuok, le fonds d’arbitrage Paulson, Nathaniel Rothschild Investments et la banque russe VEB). Le placement auprès de 230 investisseurs qualifiés a été sursouscrit deux fois, et même trois fois si l’on ne tient pas compte du «noyau dur» formé par ces grands investisseurs.


Lors de la conférence de presse organisée à Paris, le président du conseil d’administration de Rusal Victor Vekselberg a déclaré qu'il n’envisageait pas «dans l’immédiat» une fusion avec Norisk Nickel dans lequel le groupe russe détient une participation de 30%. Il estime également que l’entreprise pourrait résoudre «raisonnablement tôt» son contentieux avec le gouvernement guinéen qui, selon le Financial Times, lui demanderait 860 millions de dollars en dédommagement de la vente en 2006 d’une mine de bauxite jugée sous-valorisée.


La procédure judiciaire, toujours en cours à Londres, lancée à l’encontre d’Oleg Deripaska par son ancien associé Michael Cherney, ne devrait cependant pas contribuer à calmer les investisseurs en cas de remontée durable du niveau d’aversion pour le risque.

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