Après avoir vu ses encours stagner au premier trimestre, le marché paneuropéen des fonds indiciels cotés (ETF) a tiré son épingle du jeu au deuxième trimestre. Selon Lipper, celui-ci a enregistré entre le 31 mars et le 30 juin 2009 une hausse de ses encours sous gestion de 12,02 % à 123,65 milliards d'euros. Mieux encore, l'activité est montée en puissance en concomitance avec la reprise des bourses. Le volume de transactions mensuel moyen, en euros, sur la période a gonflé de 34,69 % à 29,82 milliards d'euros.
« L'activité de trading est habituellement hautement corrélée à la volatilité des marchés. Au deuxième trimestre 2009 la hausse progressive des prix des actions a réduit la volatilité sur les marchés actions et soutenu le chiffre d'affaires des ETF sur les places boursières paneuropéennes »,souligne Lipper dans son rapport. L'indice de volatilité de la Bourse d'outre-Rhin, le VDAX, s'est replié sur la période de 40 % à 26 %.
L'amélioration des conditions de marché a été un véritable catalyseur de rendement pour les fonds cotés. Sur 550 ETF sur actions, un seul a enregistré une performance négative de -0,9 % sur le trimestre. Pour le reste, les performances vont de +2 % à +52 %. Les poids lourds européens, tels que Lyxor, CASAM, EasyETF et db-x trackers, ont profité du retour en grâce des bourses émergentes, leurs fonds dédiés aux actions turques ou indiennes figurant dans le classement des dix meilleures performances.
Comme au premier trimestre, plus de 85 % du volume total des transactions sur ETF a été effectué en juin sur les cinq principales places boursières, à savoir l'Allemagne (36,4 %), Euronext Paris (15 %), Borsa Italiana (13,1 %), le LSE (10,5 %) et OMX (10,3 %). Pour autant, les dynamiques par pays sont contrastées. Alors que le taux de croissance sur un an de l'activité à Stockholm, à Londres et en Allemagne, a atteint respectivement 64,7 %, 46,1 % et 30,3 %, celui de Paris, lui, a reflué de 14,6 %.
Cependant, bien qu'en recul en juin, Euronext Paris représente encore 14,1% de l'activité du trimestre en Europe et reste sur la deuxième marche du podium derrière l'Allemagne (35,7 %) mais devant Borsa Italiana (13,4 %), OMX (12,3 %) et le LSE (9,8 %). Surtout, l'Hexagone a été le pays préféré pour le lancement de nouveaux produits, 40 % des 53 nouveaux ETF lancés sur le trimestre ayant été domiciliés en France.