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La Banque de France veut renforcer la notoriété du marché obligataire parisien |
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| Par Violaine Le Gall |
le 14/12/2009 |
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La BdF prend la présidence d’un Comité de normalisation obligataire ouvert aux assureurs et aux corporates |
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Nouvelle initiative pour développer le marché obligataire parisien. La Banque de France vient de prendre la présidence du Comité de normalisation obligataire (CNO), une organisation créée il y a une vingtaine d’années afin d’instaurer des normes de calcul communes aux banques, aux émetteurs et aux investisseurs. «Le CNO a défini tous les modes de calcul des coupons courus pour tous les types d'obligations. Il donne ainsi une référence objective pour le marché français, ce qui favorise la place», explique Jacques Fournier, adjoint au directeur général des opérations de la Banque de France. Le CNO publie également une gamme d’indices dont le principal est le TEC, qui correspond au rendement des obligations sur le marché secondaire. Ils servent de référence pour des émissions d’obligations réalisées par l’ Agence France Trésor. Le calcul des indices sera assuré par la Banque de France à partir du 15 décembre prochain. Ils seront publiés sur les sites de l’institution et de Reuters.
Pour mieux représenter la place de Paris, le CNO s’est ouvert récemment aux secteurs corporate et de l’assurance. Outre des banques, Reuters et EuroMTS, il compte à présent parmi ses onze membres France Télécom, Allianz et l’AFTB qui regroupe les trésoriers de banques. Le comité entend aussi élargir ses travaux, notamment aux obligations corporates. «En 2010, nous prévoyons de développer d'autres travaux dans les domaines d'intérêt de la Place de Paris, qui feront l'objet d'une information détaillée au début de l'année», souligne Jacques Fournier.
«A la présidence du CNO, poursuit-il, la Banque de France se propose de contribuer à accroître la visibilité de ce comité, et à conforter ainsi la notoriété de la Place en ce domaine». L’entrée de la Banque de France intervient alors que l’ AMF et Nyse Euronext cherchent depuis plusieurs mois à attirer à Paris les émetteurs qui ont tendance à coter leurs titres de dettes au Luxembourg. Ainsi, il n’y a plus d’obstacles techniques à une cotation à Paris mais les habitudes de banques chefs de file sont encore bien ancrées. Dans ce contexte, l’ AMF a publié en septembre dernier un guide qui détaille les modalités relatives à l'élaboration des prospectus obligataires et à l'obtention d'un visa.
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